Accéder au contenu principal
CHINE

La première dame chinoise Peng Liyuan, ambassadrice du soft power chinois

La première dame chinoise, Peng Liyuan en Afrique du sud lors d'une rencontre avec le président Jacob Zuma, le 26 mars 2013.
La première dame chinoise, Peng Liyuan en Afrique du sud lors d'une rencontre avec le président Jacob Zuma, le 26 mars 2013. REUTERS/Siphiwe Sibeko
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Xi Jinping poursuit sa tournée en Afrique. Le président chinois se rend ce vendredi 29 mars au Congo Brazzaville avant de rentrer en Chine où les gazettes n’ont d’yeux que pour son épouse ! C’est elle l’atout charme de ce premier voyage à l’étranger du nouveau numéro un chinois en tant que président. Chanteuse de l’armée populaire de libération, Peng Liyuan a, il est vrai, été longtemps plus populaire que son époux.

Publicité

Avec notre correspondant à Pékin, Stéphane Lagarde

On ne dira pas le nom de la marque pour ne pas faire de publicité, mais depuis lundi l’un des sacs à main de la Première dame de Chine, signé par un créateur de luxe de Canton, est en rupture de stock. Il y a aujourd’hui une véritable frénésie Peng Liyuan en Chine. Le réseau social weibo est devenu un concours d’élégance.

Les internautes détaillent chacune de ses tenues : Pardessus bleu marine foncé, foulard turquoise à Moscou, manteau traditionnel en soie vert de gris à Pretoria. On commente aussi un style jugé décontracté, bras dessus bras dessous à sa descente d’avion avec son mari, ou n’hésitant pas à faire tchin tchin au champagne avec ce dernier lors d’une réception officielle.

On le disait à son arrivée en Russie le week-end dernier, la soprano élevée au grade de général est l’atout charme de ce voyage présidentiel. Certains analystes y voient aussi le début du soft power chinois, une puissance douce glamour et décontractée.

Il est vrai que la « pengmania » ne date pas d’hier. Engagée dans les œuvres caritatives et ambassadrice de la lutte contre le Sida, invitée régulièrement aux galas télévisés du nouvel an lunaire, Peng Liyuan ne doit pas sa célébrité à son mari. C’est même plutôt l’inverse !

C’est la « première des premières dame » plaisantent encore les internautes, alors que Liu Yongqing (l’épouse du président chinois sortant Hu Jintao) était beaucoup plus effacée. Le Guardian au Royaume-Uni l’a comparée à « Carla Bruni mais en populaire », d’autres à Michelle Obama, Ri Sol-ju en Corée du Nord ou encore à Raisa Gorbatchev.

La photo publiée par un site d’information de Hong Kong cette semaine montrant Peng Liyuan chantant pour la troupe place Tiananmen en 1989 n’a rien changé à cet engouement. Il faut dire que les censeurs veillent à l’image du couple présidentiel et à ce que l’épouse ne vol pas complètement la vedette au numéro un du Parti Communiste Chinois. Les termes « Xi + Première dame » ainsi que « Sœur Peng » (surnom affectueux donné par les internautes chinois) et le fan club « Guo Mu » c'est-à-dire « Mère de la patrie » sont bloqués sur le web chinois.

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.