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Diaoyu/Senkaku: face à la Chine, l'entente cordiale entre le Japon et Taiwan

Les représentants du Japon, Mitsuo Ohashi, et de Taiwan, Liao Liao-yi, le 10 avril 2013 à Taipei.
Les représentants du Japon, Mitsuo Ohashi, et de Taiwan, Liao Liao-yi, le 10 avril 2013 à Taipei. REUTERS/Stringer
Texte par : RFI Suivre
2 mn

La Chine se dit « extrêmement préoccupée » dans le conflit qui l’oppose au Japon concernant les îles Diaoyu/Senkaku. Mercredi 10 avril, Tokyo a signé un accord de pêche avec Taïwan, qui réclame aussi des droits sur l’archipel contesté. Cette entente est un affront pour Pékin, qui considère Taïwan comme partie intégrante de la Chine.

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Avec notre correspondante à Shanghai, Delphine Sureau

La poignée de main exaspère Pékin. Mercredi, les dirigeants japonais et taïwanais ont entériné à Taipei un accord de pêche historique. Les bateaux taïwanais sont désormais autorisés à pêcher dans les eaux riches en poissons des îles Diaoyu/Senkaku.

L’archipel administré par le Japon est à la fois réclamé par la Chine et par Taïwan. Les autorités chinoises voient donc rouge. Comment cet accord est-il possible alors que le Japon reconnait depuis 1972 l’appartenance de Taïwan à la Chine ?

Tokyo, qui entretient des relations économiques et culturelles avec Taipei, assure qu’il s’agit seulement de gérer les ressources maritimes. Mais les observateurs estiment que le Japon contrecarre ainsi la formation d’une alliance entre la Chine et Taïwan dans cette dispute territoriale.

Depuis la nationalisation par le Japon de trois des cinq îles l’automne dernier, Pékin multiplie les provocations, et ne manquera pas de réagir à cet accord. Mardi, trois navires gouvernementaux chinois sont encore entrés dans les eaux de l’archipel.

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