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Japon-Chine

Regain de tension entre la Chine et le Japon autour des îles Senkaku

Une photo aérienne d’un navire de surveillance chinois naviguant à proximité d’un bateau garde-côte japonais, dans l’est de la mer de Chine, non loin des iles Senkaku.
Une photo aérienne d’un navire de surveillance chinois naviguant à proximité d’un bateau garde-côte japonais, dans l’est de la mer de Chine, non loin des iles Senkaku. REUTERS/Kyodo
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Une flottille gouvernementale chinoise est entrée mardi dans les eaux territoriales des îles Senkaku, administrées par le Japon, dont le Premier ministre a prévenu qu'il repousserait toute tentative de débarquement. La tension s’est brutalement accrue depuis l’annonce de la visite de parlementaires japonais au sanctuaire Yasukuni, où sont honorés plusieurs criminels de guerre japonais.

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Avec notre correspondant à Tokyo, Frédéric Charles

C’est la première fois qu’autant de bateaux de surveillance chinois pénètrent en même temps dans les eaux territoriales japonaises, autour des îles Senkaku, situées à 400 km au sud d’Okinawa. C’est également la première fois qu’un chef de gouvernement japonais, Shinzo Abe, menace d’utiliser la force dans l’éventualité d’un débarquement sur ces îles, inhabitées mais riches en gaz naturel.

Parallèlement, un groupe de 150 ultranationalistes japonais se dirigent à bord de neuf bateaux en direction des îles Senkaku. Ils pourraient tenter un débarquement s’ils ne sont pas repoussés par les gardes-côtes japonais.

Cette hausse des tensions s’explique notamment par la visite la semaine dernière du vice-Premier ministre japonais, Taro Aso, au sanctuaire shintoïste de Yasukuni. 170 parlementaires japonais visiteront également ce mercredi Yasukuni, un lieu de culte au cœur des tenions sino-japonaise ces dernières années, puisque y sont honorés au milieu des morts pour la patrie, 14 Japonais reconnus coupables de crimes de guerre. Durant la guerre, Yasukuni a servi d’armature idéologique de l’ultra nationalisme japonais.

Ce sanctuaire nourrit aujourd’hui le révisionnisme de la droite japonaise, à l’image de Shinzo Abe qui nie certains des épisodes les plus sombres du Japon et cherche à réviser la constitution pacifiste. Très marquée par l’occupation japonaise de 1930 à 1945, la Chine considère les commémorations dans ce lieu comme une intolérable apologie de la guerre et de l'occupation du pays.

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