Pakistan

Pakistan: enlèvement du fils de l'ancien Premier ministre Gilani

Ali Haider Gilani lors d'un meeting a Multan, au Pakistan, le 9 mai 2013, peu avant son enlèvement.
Ali Haider Gilani lors d'un meeting a Multan, au Pakistan, le 9 mai 2013, peu avant son enlèvement. AFP PHOTO

Au Pakistan, Ali Haider Gilani, le fils de l’ancien Premier ministre Yousuf Raza Gilani, a été kidnappé pendant un rassemblement électoral, au dernier jour de la campagne des élections du samedi 11 mai. C’est le dernier événement en date dans une série de violences qui ont assombri la campagne.

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Avec notre correspondante à Islamabad, Gaëlle Lussiaà-Berdou

Le fils de l’ancien Premier ministre sortait d’un immeuble où il avait tenu un petit rassemblement avec des partisans quand des hommes armés ont surgi en voiture et ont ouvert le feu. Ils ont kidnappé Ali Haider Gilani qui, selon certains témoins, aurait été blessé. Son secrétaire particulier, lui, a été tué.

Cela s’est passé dans le sud de la province du Pendjab, à Multan. C’est le fief de la famille Gilani et c’est là que le fils Haider est candidat, lui aussi, pour un siège à l’assemblée provinciale. Le père et le fils sont des membres influents du Parti du peuple pakistanais (PPP), le parti du président Asif Ali Zardari, au pouvoir ces cinq dernières années.

L’enlèvement d’Ali Haider Gilani n’a pas été revendiqué pour l’instant, mais on sait que le PPP a été expressément visé par les talibans pendant cette campagne, comme d’ailleurs les autres partis laïcs qui étaient membres de la coalition au pouvoir.

Menace d’une augmentation des violences

A deux jours des élections, on craint désormais une augmentation des violences. Dans une lettre relayée par les médias ce jeudi, les talibans annoncent des attentats-suicide samedi pour déstabiliser ces élections. C’est leur but depuis le début de la campagne : mettre à mal ce processus qu’ils considèrent contraire à l’islam. Ils ont revendiqué une bonne partie des attaques qui ont ponctué presque quotidiennement la campagne et qui ont fait jusqu’à présent près de 140 morts.

L’effet sur cette campagne a été flagrant : les partis les plus menaçants ont mené des campagnes nettement plus discrètes que les autres partis. Beaucoup se demandent aujourd’hui à quel point cette violence va influencer la décision des électeurs de sortir voter ou non samedi.

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