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Pakistan

Micro-trottoir: naissance d'une «vraie nation» pakistanaise?

Un enfant tend l'image d'un tigre, le symbole électoral du PMLN de Nawaz Sharif
Un enfant tend l'image d'un tigre, le symbole électoral du PMLN de Nawaz Sharif REUTERS/Mohsin Raza
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Au surlendemain de l'élection au Pakistan, c’est donc la Ligue musulmane du Pakistan Nawaz (PML-N), dirigée par l’ancien Premier ministre Nawaz Sharif, qui est largement arrivée en tête, suivie par le Pakistan Tehreek-e-Insaf (PTI) de l’ex-joueur de cricket Imran Khan. Cette dernière devient donc la seconde force politique du pays. Dans le quartier du Block Market (sud-est de Lahore), les Pakistanais commentent ces résultats.

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Veeshan a 23 ans. Ce qu’il a surtout apprécié pendant les élections, c’est la grande participation des Pakistanais. « Les gens sont sortis dans les rues, sur les routes, juste pour voter, se réjouit-il. Celui qui a gagné les élections, ce n’est pas important, ce qui est important c’est qu’aujourd’hui, je sens que nous sommes une vraie nation. »

Une vraie nation aux avis cependant très différents. Muhammad est extrêmement déçu. « Nous avons déjà eu le PML-N pendant cinq ans par le passé, et qu’est-ce que nous avons gagné ? Pas d’électricité en tous cas, et puis il n’y a pas d’école dans le village d’où je viens. Ces politiques corrompus n’ont pas servi les gens par le passé. Et dans cette circonscription, j’ai bien vu qu’on a forcé les gens à voter PMLN. »

« Un bon futur, pour le Pakistan »

Un autre passant croisé déclare avoir voté PML-N librement. Pourtant, le bon score du PTI d’Imran Khan n’est pas pour lui déplaire. « C’est très important que cette élection n’ait pas été remportée de manière écrasante par un seul parti, explique-t-il. Car dans ce cas, ce dernier peut prendre beaucoup trop de décisions unilatéralement, et passer de mauvaises lois. Avec la force politique du PTI, et le PML-N, plus mature, au pouvoir, c’est un bon futur pour le Pakistan. »

Alors, que doit faire ce nouveau Parlement ? « Ils doivent relancer notre économie très affaiblie, affirme Imran, âgé de 24 ans. Et puis lutter contre le terrorisme. Le précédent gouvernement a essayé, jusqu’à un certain point, mais la politique qu'il a mise en place était plus occidentale que pakistanaise. »

Et c'est là que l'on retrouve l'idée de « nation ».

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