Cambodge

Cambodge: Hun Sen joue la conciliation, Sam Rainsy dénonce des fraudes

Sam Rainsy conteste les résultats officiels auprès des médias, à Phnom Penh, le 29 juillet 2013
Sam Rainsy conteste les résultats officiels auprès des médias, à Phnom Penh, le 29 juillet 2013 REUTERS/Samrang Pring
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Les élections législatives qui se sont tenues dimanche au Cambodge ont créé la surprise avec un bond en avant de l'opposition, qui vient pour la première fois menacer le parti au pouvoir depuis 30 ans. Une opposition qui conteste néanmoins les résultats préliminaires annoncés par le gouvernement, arguant d'une fraude électorale massive, qui lui aurait volé la victoire. Dans un climat d'incertitude et de tensions liées à des craintes de manifestations, le Premier ministre a fait ce mercredi un pas en direction de son adversaire Sam Rainsy.

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A l'occasion de sa première apparition publique depuis les élections, Hun Sen a tout d'abord mis fin aux rumeurs selon lesquelles il avait fui le pays, suite à l'annonce des résultats préliminaires. Puis, il a joué la carte de l'apaisement.

Le Premier ministre dit être favorable à la proposition de l'opposition d'inclure les membres issus de tous les partis politiques et de la société civile dans la commission d'enquête destinée à résoudre les irrégularités qui auraient entâché le scrutin.

Un discours d'ouverture stratégique pour se maintenir à son poste tout en tentant d'éviter des violences post-électorales. Il ajoute que son parti a décidé d'entamer des discussions politiques avec le parti présidé par Sam Rainsy.

« Les résultats sont faux »

Le matin même, ce dernier musclait son discours face à ses partisans, invitant les électeurs floués à déposer des plaintes auprès de son équipe. «  Les résultats qui viennent d'être proclamés sont faux, a-t-il ainsi affirmé. En fait, c'est nous qui avons gagné ! Ils ne peuvent pas voler notre victoire. Défendons ensemble la victoire du peuple ! »

Pour Son Chhay, un ténor de l'opposition, la démarche de Hun Sen est bienvenue. Mais son parti reste prudent. Il faut déjà voir ce que donnera cette commission d'enquête avant d'entamer des discussions avec Hun Sen.

Refusant toujours un gouvernement de coalition, son parti, dit-il, est cependant prêt à aider le pouvoir à engager d'importantes réformes démocratiques.

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