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Thaïlande

Hausse du cours du caoutchouc: le ton durcit entre petits exploitants et gouvernement en Thaïlande

Des paysans de la province de Nakhon Sri Thammarath protestent contre la hausse des prix du caoutchouc et l'absence de subventions du gouvernement. Le 4 septembre 2013.
Des paysans de la province de Nakhon Sri Thammarath protestent contre la hausse des prix du caoutchouc et l'absence de subventions du gouvernement. Le 4 septembre 2013. REUTERS/Athit Perawongmetha
Texte par : RFI Suivre
2 mn

En Thaïlande, des paysans propriétaires de petites exploitations d’hévéas bloquent plusieurs routes dans le sud du pays pour faire pression sur le gouvernement. Ils réclament un soutien financier des autorités pour faire face à une chute très forte du cours du caoutchouc. Le conflit qui a commencé il y a deux semaines s’envenime. Les manifestants menacent désormais de saisir un aéroport du sud du pays. Le gouvernement a envoyé sur place un émissaire pour négocier.

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Avec notre correspondant à Bangkok, Arnaud Dubus

Au départ, ils n’étaient que quelques centaines à bloquer un passage de voie ferrée. Des visages durcis, calcinés par le soleil, typiques de ces paysans du Sud, bouddhistes, qui passent l’essentiel de leur journée sur les plantations d’hévéas.

Ils sont maintenant plusieurs milliers et ont bloqué la circulation sur plusieurs artères importantes de cette province de Nakhon Sri Thammarath. Ils réclament un soutien massif sous forme de subventions de la part du gouvernement pour faire face à une chute du prix du caoutchouc de 45% en deux ans.

Lésés par le gouvernement pour cause politique ?

Ces paysans sont passés du riz au caoutchouc à la demande du gouvernement, il y cela bien des années. Après une longue période de succès grâce aux forts cours mondiaux, ils se retrouvent aujourd’hui surendettés et souvent incapables de subvenir aux besoins de leur famille. Et la réticence du gouvernement à leur venir en aide les consterne.

La Première ministre Yingluck Shinawatra a en effet dépensé six milliards et demi d’euros pour subventionner les riziculteurs, dont la plupart habitent le Nord et le Nord-Est, bastions du gouvernement. En revanche, ce même gouvernement rechigne à verser 500 millions d’euros pour les planteurs d’hévéas du Sud. Il faut préciser que c’est l’opposition qui domine dans le Sud bouddhiste. Et les paysans ont l’impression d’être ostracisés à cause de leur couleur politique.

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