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Cambodge

Législatives au Cambodge: l’opposition menace de boycotter le Parlement

Le leader de l'opposition Sam Rainsy (C) entouré de ses partisans au QG du Parti du sauvetage national du Cambodge (CNRP). Phnom Penh, le 8 septembre 2013.
Le leader de l'opposition Sam Rainsy (C) entouré de ses partisans au QG du Parti du sauvetage national du Cambodge (CNRP). Phnom Penh, le 8 septembre 2013. REUTERS/Damir Sagolj
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Pas de surprise au Cambodge : les résultats officiels confirment la victoire le 28 juillet dernier du parti au pouvoir aux élections législatives. L'opposition menée par Sam Rainsy, qui manifestait encore samedi dans les rues de Phnom Penh sa désapprobation, menace de boycotter le Parlement et de continuer sa mobilisation.

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Avec notre correspondante à Phnom Penh,Stéphanie Gee

Au siège de l'opposition, le ton est sans concessions. Tant que le Parti du peuple cambodgien (PPC) n'acceptera pas de rendre justice aux électeurs, comprendre que les résultats des élections ne seront pas révisés à la lumière d'une enquête indépendante, aucun compromis n'est possible et les élus Parti du sauvetage national du Cambodge (CNRP) bouderont la rentrée parlementaire, déclare son président Sam Rainsy.

« Le parti au pouvoir prendra toute la responsabilité de la mise en place d'un gouvernement qui ne sera pas reconnu par la majorité des Cambodgiens ni soutenu et reconnu par la communauté internationale. Ce pays ne peut pas se permettre d'être isolé », a déclaré Sam Rainsy.

Le Premier ministre Hun Sen a déjà dit qu'il passerait outre un boycott des élus d'opposition pour former, sans attendre, un nouveau gouvernement dès fin septembre. Un scénario qui pourrait conduire à une sombre période, prévient Sam Rainsy : « Alors, le Cambodge va vraiment se diriger vers les problèmes, vers l'instabilité ».

Le leader de l’opposition annonce la tenue d'une série de manifestations, à commencer dès dimanche prochain. « Cela pourrait prendre du temps. Pas seulement une journée ou une matinée, mais cela pourrait durer des jours, voire des semaines », prévient-il. Et cette contestation, précise-t-il, pourrait prendre plusieurs formes : meeting, sit-in ou encore une longue marche, comme Gandhi en a menée.

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