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Cambodge / Politique

La médiation royale au Cambodge n'a pas abouti

Le roi Norodom Sihamoni a reçu ce samedi 14 septembre le Premier ministre Hun Sen et le leader de l'opposition Sam Rainsy. Une nouvelle rencontre est prévue lundi.
Le roi Norodom Sihamoni a reçu ce samedi 14 septembre le Premier ministre Hun Sen et le leader de l'opposition Sam Rainsy. Une nouvelle rencontre est prévue lundi. REUTERS/Samrang Pring
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Le roi du Cambodge a reçu au palais royal ce samedi 14 septembre au matin le Premier ministre Hun Sen et son principal opposant Sam Rainsy, qui conteste la victoire du parti au pouvoir aux législatives du mois de juillet dernier. Le roi espérait mettre fin à la crise politique dans le pays mais la médiation n'a pas permis de dénouer les tensions.

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Avec notre correspondante à Phnom Penh, Stéphanie Gée

La médiation menée par le roi Norodom Sihamoni pour tenter de négocier une sortie de crise n'a donc pas abouti. Cette rencontre a eu lieu dix jours avant la rentrée parlementaire, prévue le 23 septembre, et que l'opposition a menacé de boycotter. Les deux partis ont néanmoins convenu d'une autre rencontre ce lundi 16 septembre à l'Assemblée nationale cette fois-ci. L'opposition, qui a maintenant épuisé tous les recours légaux, continue à réclamer la création d'une commission d'enquête électorale indépendante sur les résultats du scrutin législatif du 28 juillet dernier.

Le blocage continue

La détermination de l'opposition reste entière : ni la réunion de ce samedi sous les auspices du roi ni la découverte, hier vendredi, d'engins explosifs dans la capitale ne la font fléchir. Des grenades ont notamment été retrouvées non loin de l'esplanade réservée aux manifestations, plus particulièrement près d'une statue de Gandhi, dont le leader de l'opposition Sam Rainsy a dit vouloir s'inspirer dans son combat.

Autant de pressions, accuse son parti, le Parti du sauvetage national du Cambodge (CNRP), pour dissuader les gens de se joindre à ses manifestations. Elle maintient donc son projet de camp-in, un large rassemblement pacifique sur trois jours et trois nuits, dont le coup d'envoi sera donné dimanche matin.

Restrictions au rassemblement

Le parti au pouvoir, le Parti du peuple cambodgien (CPP) du Premier ministre Hun Sen, ne voit pas d'un bon œil ce rassemblement et y met des restrictions : pas plus de 10 000 personnes, mobilisées seulement la journée de demain, entre 6 heures et 18 heures, et aucune marche n'est autorisée.

Mais l'opposition fait la sourde oreille. Le rapport de forces, jusqu'à présent limité aux déclarations, prendra-t-il un tour plus violent les jours qui viennent ? La question est sur toutes les lèvres.

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