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Maldives

Maldives: la Cour suprême reporte le second tour de l'élection présidentielle

Un électeur dépose son bulletin dans l'urne, dans un bureau de vote de Malé, lors du premier tour de l'élection présidentielle, le 7 septembre 2013.
Un électeur dépose son bulletin dans l'urne, dans un bureau de vote de Malé, lors du premier tour de l'élection présidentielle, le 7 septembre 2013. REUTERS/Dinuka Liyanawatte
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Aux Maldives, le report du second tour de l’élection présidentielle, annoncé lundi par la Cour suprême, a provoqué la colère du favori, l’ex-président Mohamed Nasheed. Des incidents ont éclaté lundi soir dans les rues de Malé, la capitale, et la police a lancé un appel au calme, alors que le MDP de Mohamed Nasheed a appelé ce mardi ses partisans à descendre dans la rue. La décision de la plus haute autorité judiciaire est également contestée par les observateurs internationaux du processus électoral.

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Les Maldives ont visiblement du mal à consolider leur jeune et fragile démocratie. Pourtant, le premier tour de la présidentielle s’est déroulé de manière satisfaisante, et le report du second tour prévu samedi prochain est extrêmement inquiétant.

Voilà ce qu’a déclaré Don Mac Kinnon, le représentant du Commonwealth, à la tête d’une importante délégation d’observateurs pour les deuxièmes élections libres depuis la fin de la dictature aux Maldives.

Le scrutin est surveillé de près. Il y a 18 mois, une mutinerie d’officiers de police avait poussé Mohamed Nasheed à quitter le pouvoir. Le favori d’aujourd’hui était alors le premier président démocratiquement élu, et c'est l’actuel chef de l’État, accusé d’être à l’origine de la manœuvre, qui l'avait remplacé.

Avec de plus de 45% des voix recueillies le 7 septembre, Mohamed Nasheed part largement gagnant face à son rival Abdullah Yameen, qui n’est autre que le beau-frère de l’ancien dictateur Maumoon Abdul Gayoom.

La Cour suprême justifie le report du deuxième tour par l’examen d’un recours déposé par un troisième candidat. Mais pour Mohammed Nasheed, comme pour les observateurs, il s'agit clairement d'une décision politique qui menace le pays d'une nouvelle phase d'instabilité et de violences.

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