Chine

Ouverture de la zone franche de Shanghai, nouveau laboratoire libéral

Entrée de la zone de libre-échange de Shanghai (ZFS).
Entrée de la zone de libre-échange de Shanghai (ZFS). REUTERS/Carlos Barria

C’est à Shanghai que se joue l’avenir de la deuxième économie mondiale. La municipalité a ouvert, ce dimanche 29 septembre, sa nouvelle zone de libre-échange de près de 29 km2, à l’image de ce qui existe déjà à Hong-Kong. Le projet est porté par le Premier ministre chinois Li Keqiang, qui veut y tester une libéralisation de l’économie aussi poussée que possible… Un prélude aux réformes à venir.

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Avec notre correspondante à Shanghai, Delphine Sureau

Jusqu’où iront les futures réformes économiques en Chine ? C’est ce que cette zone-laboratoire, qui englobe un immense port dans le district de Pudong, doit déterminer. Si le test est positif, cette libéralisation pourra être transposée au niveau national.

Pour l’heure, l’objectif principal est d’y assouplir les règles qui régissent le secteur bancaire : faciliter l’installation des banques étrangères et laisser les établissements décider seuls des taux d’intérêt.

Fiscalité faible

La mesure phare, c’est la convertibilité du yuan pour les entreprises selon les taux du marché. Il s’agit de faire tomber la barrière qui empêche la monnaie chinoise d'entrer ou de sortir du pays.

Cette zone, à la fiscalité faible, sera moins contraignante que le reste de la Chine pour les entreprises étrangères. Les chinoises, elles, pourront y mener des opérations offshore.

Pas d'assouplissement de la censure

En revanche, il n’y aura pas d’assouplissement de la censure internet, comme l’annonçait cette semaine la presse hongkongaise.

Ce projet, porté par Li Keqiang, rencontre encore des oppositions : aucun agenda n’a vraiment été fixé. Les médias chinois le répètent : la zone franche (ZFS) entrera en fonction très progressivement.

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