Afghanistan

Abdullah Abdullah, ancien porte-parole de Massoud, candidat à la présidentielle afghane

Abdullah Abdullah signe le registre sur lequel il se déclare candidat à l’élection présidentielle afghane, le 1er octobre 2013.
Abdullah Abdullah signe le registre sur lequel il se déclare candidat à l’élection présidentielle afghane, le 1er octobre 2013. REUTERS/Mohammad Ismail

La campagne pour la présidentielle afghane du 5 avril prochain a véritablement démarré, mardi 1er octobre, avec l’annonce de la première candidature de poids pour succéder à Hamid Karzaï : celle d’Abdullah Abdullah, l’un des anciens ministres du président devenu son principal opposant. En déposant son dossier, celui qui a aussi été un des porte-parole du commandant Massoud s’est présenté comme le candidat de la paix et de la réconciliation.

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«Nous laisserons la porte ouverte aux négociations. (…) Nous ferons entendre la voix de la paix, plus fort que jamais.» Abdullah Abdullah était très optimiste, ce mardi, lorsqu’il a déposé son dossier de candidature. Pourtant, les négociations entre le pouvoir afghan et les insurgés sont actuellement au point mort. Les talibans ont déjà affirmé qu’ils ne reconnaitraient pas plus le futur président qu’ils n’avaient reconnu l'actuel, et les forces alliées auront quitté le pays fin 2014.

Bien placé pour l'emporter

D'ici là, Abdullah Abdullah a de bonnes chances pour la présidentielle. En deux semaines, il est le seul candidat de poids à s’être présenté. Il y a quatre ans, il était arrivé deuxième au premier tour, avec plus de 30 % des voix. Mais il s’était retiré sans aller au second tour, en dénonçant des fraudes massives en faveur d’Hamid Karzaï, dont il avait été le ministre des Affaires étrangères de 2001 à 2006 avant d'être remercié, devenant alors l’une des principales figures de l’opposition.

A (re)lire: Notre dossier « Afghanistan : présidentielle 2009 »

A cette expérience du pouvoir, il faut ajouter un père pachtoune et une mère tadjike. Abdullah Abdullah a également désigné un Hazara et un Pachtoune pour être ses futurs vice-présidents. Un métissage profitable, dans une élection où le vainqueur devra séduire hors de sa communauté ou de sa région d'origine.

Reste à voir si d'autres candidatures pourraient lui faire de l'ombre, d'ici dimanche. Plusieurs noms sont régulièrement cités, tels que celui de l’ancien chef de guerre, Abdul Rasul Sayyaf, ou encore celui du ministre des Affaires étrangères, Zalmai Rassoul.

Abdullah Abdullah, entouré de ses deux futurs vice-présidents désignés en cas de victoire à la présidentielle : Mohammed Khan (g.) et Mohammed Mohaqeq (d.).
Abdullah Abdullah, entouré de ses deux futurs vice-présidents désignés en cas de victoire à la présidentielle : Mohammed Khan (g.) et Mohammed Mohaqeq (d.). REUTERS/Mohammad Ismail

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