Sommet de l'Apec

Apec: le partenariat transatlantique sur les rails

Photo de groupe au sommet de l'Apec sur l'île indonésienne de Bali, le 7 octobre 2013.
Photo de groupe au sommet de l'Apec sur l'île indonésienne de Bali, le 7 octobre 2013. REUTERS/Dita Alangkara/Pool

Le sommet Asie-Pacifique s’est ouvert ce lundi 7 octobre à Bali. Le président américain Barack Obama est absent, retenu à Washington par la crise budgétaire, mais son homologue chinois, lui, est au rendez-vous. Xi Jinping a une nouvelle fois tendu la main à ses voisins. « La Chine ne peut pas se développer de manière isolée de l'Asie-Pacifique et l'Asie-Pacifique ne peut pas prospérer sans la Chine », a-t-il déclaré. Ce sommet est aussi l'occasion pour 12 des 21 nations du forum de Coopération de l'Asie-Pacifique (Apec), de mettre la dernière main à une zone de libre-échange transpacifique, le TPP.

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Avec notre envoyée spéciale à Nusa Dua, Carrie Nooten

Lorsque le Partenariat transpacifique (TPP) sera conclu, ce sera l’un des plus importants accords de libre-échange qui soit, tout en ayant été conclu qu’entre douze pays seulement. Les Américains sont particulièrement satisfaits du contenu du TPP, car ils auraient obtenu qu’on y inscrive tout ce qu’ils désiraient - sans succès - pour Acta, l’accord commercial anticontrefaçon. Ce qui en fait un traité sans précédent, selon le Canadien Dan Campbell, co-président du conseil de coopération de l’économie pacifique.

« Le TPP va être un accord très moderne, explique Dan Campbell. Cet accord va au-delà des biens et des services, il régule des domaines comme la propriété intellectuelle, les investissements... Les investisseurs étrangers, par exemple, pourront bénéficier de ce qu'on appellera le " traitement national ", c'est-à-dire qu'ils seront traités de la même façon que les entreprises du pays. »

→ EMISSION A (RE) ECOUTER : Géopolitique le débat :  1 - Sommet de l'APEC et  2 - Sommet de l'APEC

Il reste quelques mois de négociation pour atteindre l’accord final. Les pays signataires étant tous à des niveaux disparates de développement, le processus a pris un peu de retard. D’autres nations réfléchissent déjà à rejoindre le TPP, comme la Chine mais l’accord, très exigeant, refuse d’inclure les entreprises d’Etat, pourtant si importantes dans de nombreuses économies asiatiques.

Les Etats-Unis ne cherchent pas qu’à augmenter le volume de leurs échanges avec les Asiatiques et leurs voisins d’Amérique du Sud, mais aussi avec les Européens. Un accord de libre-échange entre les deux zones, le Transatlantic Trade and Investment Partnership (TTIP. En français : le partenariat transatlantique pour le commerce et l’investissement), sera discuté à Bruxelles cette semaine.

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