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Afghanistan

L'élection présidentielle afghane se jouera aussi sur Facebook

Capture d'écran de la page Facebook/Afghanistan.
Capture d'écran de la page Facebook/Afghanistan.
Texte par : RFI Suivre
3 mn

L'Afghanistan, pays en guerre depuis trois décennies, a un faible taux d'accès à internet. Mais depuis dix ans, le nombre de cyber-cafés a explosé. Les Afghans sont en train de rattraper leur retard dans l'utilisation des réseaux sociaux. Pour preuve : les candidats afghans à la prochaine présidentielle ont réalisé qu'une bonne campagne électorale se joue aussi sur la Toile.

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Avec notre correspondant à Kaboul, Nicolas Ropert

On a appris le mois dernier que le nombre d'Afghans inscrits sur le plus connu des réseaux sociaux, Facebook, a dépassé le million. C'est faible, pour un pays qui compte environ 30 millions d'habitants, et si l'on compare ce chiffre au pourcentage d'inscrits en Europe ou en Amérique du Nord. Mais c'est une forte progression pour cet outil communautaire quasiment inconnu il y a encore trois ans dans le pays.

Les Afghans sont encore peu connectés à internet. Moins de 5 % des foyers sont équipés. Mais, comme en Afrique par exemple, il semblerait que l'étape ADSL - l'internet par câble - soit dépassée. Le réseau 3G, donc l'internet par téléphone mobile, est en plein développement dans le pays.

► A (RE)ECOUTER : Le processus électoral en Afghanistan

L'élection présidentielle qui doit désigner le successeur d'Hamid Karzaï doit se tenir en avril prochain. La liste définitive des candidats devrait être connue la semaine prochaine. Le dépôt des candidatures de 26 personnalités, début octobre, avait déjà agité la Toile. Et la campagne suivra certainement le même chemin.

C'est ce que prédit Dan Murphy, directeur de Democracy International, une organisation américaine chargée d'accompagner le processus électoral : « La pénétration d'internet n'est pas globale, mais présente dans les grandes villes, et surtout parmi les jeunes. Beaucoup vont sur Facebook tous les jours. Donc, pour les candidats et pour les médias, c'est très important. » Et le représentant de Democracy Iternational d'ajouter : « L'avantage avec internet, c'est sa gratuité. »

La campagne sur la Toile

La création d'une page de soutien sur le réseau social américain est totalement gratuite. C'est bien pour cette raison que tous les candidats sérieux en lice pour l'élection ont ouvert leur page. C'est l'ancien finaliste du scrutin de 2009, le docteur Abdullah Abdullah qui mène la course, avec plus de 110 000 mentions « j'aime ». De son côté, l'ancien ministre des Finances Ashraf Ghani en compte plus de 82 000. Ces pages sont essentiellement en dari et pashto, les deux langues nationales afghanes.

Certains candidats ont aussi pris d'assaut le site de micro-blogging Twitter. Et là, par contre, l'anglais domine. Le public visé est différent. Il s'agit d'avantage de faire passer des messages à la communauté internationale et aux journalistes étrangers.

Les équipes des candidats s'organisent pour répondre aux encouragements ou aux critiques. La campagne afghane, qui risque d'être compliquée sur le terrain pour cause d'insécurité, pourrait donc avoir lieu, au moins en partie, en ligne.

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