Chine / Japon

Mer de Chine orientale: Pékin envoie des chasseurs dans la «zone d’identification»

Cette photo prise le 13 octobre 2011, montre un avion de la défense japonaise survolant l'île disputée de Senkaku.
Cette photo prise le 13 octobre 2011, montre un avion de la défense japonaise survolant l'île disputée de Senkaku. AFP PHOTO / JAPAN POOL via JIJI PRESS JAPAN OUT

La guerre des nerfs aérienne, après la bataille navale. Selon l’agence Chine nouvelle, Pékin a envoyé jeudi 28 novembre des patrouilles aériennes non loin des îles Diaoyu-Senkaku, un archipel contrôlé par les Japonais mais revendiqué par la Chine, et un territoire désormais englobé dans la nouvelle «zone d’identification» établie samedi par l’armée populaire de libération chinoise. Les faits interviennent suite au passage de deux B-52 américains dans cette même zone controversée il y a trois jours.

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Avec notre correspondant à Pékin, Stéphane Lagarde

Officiellement, il s’agit d’une mission de routine. Selon le porte-parole de l’armée de l’air chinoise, la patrouille aérienne effectuée jeudi était « une mesure défensive conforme aux pratiques internationales courantes ». Plusieurs chasseurs Sukhoi-30 et un gros avion radar, KongJing-2000 de la « police du ciel » ont ainsi surveillé des « cibles » dit encore Shen Jinke.

Le porte-parole ne précise pas combien de temps a duré l’opération dans cette « zone aérienne d’identification » instaurée unilatéralement par Pékin le week-end dernier en mer de Chine orientale. Les militaires chinois précisent toutefois que « l’armée de l’air est en état d’alerte avancée et prendra des mesures pour faire face aux menaces aériennes diverses, afin de garantir fermement la sécurité de l’espace aérien du pays ».

La Chine montre ses muscles suite au défi lancé par les deux bombardiers américains entrés dans la zone, sans évidement en demander l’autorisation aux Chinois en début de semaine.

Le porte-parole du ministère chinois de la Défense, Yang Yujun, parle de son côté d’une réponse graduée en « fonction de la menace », et affirme qu’il est « incorrect » de supposer que la Chine abattrait les appareils qui entreraient dans la zone controversée sans s’identifier.

Depuis mardi, des avions militaires et civils japonais mais aussi sud-coréens sont entrées dans la nouvelle zone sans en informer les autorités chinoises.

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