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Cambodge

Au Cambodge, l’opposition tisse des liens avec les ouvriers du textile

Manifestation des ouvriers du textile à Phnom Penh, le 5 septembre 2013.
Manifestation des ouvriers du textile à Phnom Penh, le 5 septembre 2013. REUTERS/Samrang Pring
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Grosses manifestations ce jeudi 26 décembre au Cambodge : l’opposition tentait de séduire depuis plusieurs jours les ouvriers du secteur textile, et elle y est arrivée. Depuis ce mercredi, les rangs des manifestants antigouvernementaux ont sensiblement grossis, et ce, précisément au moment où 300 000 ouvriers sont en grève pour obtenir de meilleurs salaires.

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L’opposition manifeste depuis dix jours dans les rues de Phnom Penh pour demander le départ du Premier ministre et l’organisation de nouvelles élections. Selon son chef Sam Rainsy, celles de juillet dernier étaient entachées de fraudes. Sam Rainsy qui, depuis, organise régulièrement des manifestations, auxquelles forcément participent aussi des ouvriers.

Mais en l’occurrence, le Parti du sauvetage national du Cambodge (CNRP) a décidé de passer à la vitesse supérieure en profitant du mouvement des ouvriers du textile qui demandent que leur salaire passe de 80 à 160 dollars par mois. Pour le moment, le gouvernement ne promet qu’un passage à 95 dollars d’ici avril prochain, les ouvriers sont donc en grève.

Des députés dans les usines

Du coup, depuis lundi, Sam Rainsy va à leur rencontre, et mercredi le porte-parole du CNRP annonçait qu'il allait envoyer plusieurs de ses députés dans les usines ce jeudi matin pour demander aux ouvriers de se joindre en masse aux manifestations antigouvernementales.

Une attitude « malvenue » selon le porte-parole du gouvernement cambodgien, pour qui « les ouvriers ne sont pas politisés (et donc) la question des salaires doit être séparée ». En réponse, le CNRP fait savoir que « cela n’a rien à voir avec la politique, notre programme correspond juste à leurs demandes ». De fait le CNRP a promis d’obtenir l’augmentation demandée une fois arrivée au pouvoir, ou de démissionner.

Sam Rainsy prévoit déjà pour dimanche prochain un million de manifestants à Pnomh Penh : « C’est une vague géante qui ne pourra être stoppée. »

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