Afghanistan

Afghanistan: l’année de tous les dangers

Des Afghanes arrivent pour se faire soigner à une clinique mobile à Kaboul, le 17 décembre dernier.
Des Afghanes arrivent pour se faire soigner à une clinique mobile à Kaboul, le 17 décembre dernier. REUTERS/Mohammad Ismail

En 2014, l’Afghanistan va être confronté à une multitude de défis avec le retrait programmé des troupes américaines, la fin du mandat de l'OTAN et la tenue d'une élection présidentielle. Une convergence d’évènements dans un contexte d'insécurité, de corruption généralisée et de divisions ethniques exacerbées.

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Après douze années d'intervention étrangère en Afghanistan et un désengagement des troupes qui devrait s'achever d'ici la fin 2014, l'avenir du pays est plus qu'incertain. Le nombre de victimes civiles a augmenté de manière spectaculaire en 2013, en comparaison à l'année précédente. Selon des chiffres rendus publics par le chef de la mission de l’ONU en Afghanistan, Jan Kubis, il y a eu 2 730 civils tués au cours de onze premiers mois de 2013, soit 10 % de plus qu'en 2012, et 5 169 blessés.

Les talibans plus forts que jamais

Les talibans sont fortement implantés dans le sud et le sud-est du pays et influents dans le nord et l'ouest. Pour certains experts, ils sont plus forts que jamais. Depuis l'été dernier, la sécurité du pays a entièrement été confiée aux soldats afghans. Mais ceux-ci ne disposent pas de moyens suffisants et ont besoin de soutiens logistique et financier.

 ► A (RE)ECOUTER : Afghanistan/Etats-Unis : l'accord de sécurité n'est toujours pas signé entre les deux pays

La priorité va donc à la signature du traité bilatéral de sécurité, qui doit garantir la présence des troupes américaines après 2014 et, surtout, de poursuivre l'aide économique internationale dont l'Afghanistan a cruellement besoin. Mais le président Hamid Karzaï pose ses conditions, trop préoccupé à maintenir au pouvoir son entourage, puisqu'il ne peut se représenter à l'échéance présidentielle d'avril prochain.

Si ces élections se passent bien, sans fraudes massives, ce serait la première fois, depuis 1901, que l’Afghanistan connaîtrait un changement pacifique de leader. Reste la question de la paix durable, qui, elle, passe par l'inclusion des talibans dans le jeu politique.

 → A (RE)ECOUTER : «La guerre inachevée: Afghanistan 2001-2013», de Jean-Charles Jauffret

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