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Cambodge

Cambodge: face à la répression, l'opposition fait profil bas

Des agents de sécurité et des hommes en civils armés de bâtons et de barres ont délogé les opposants de la place de la Liberté et quadrillent les rues de Phnom Penh, le 4 janvier 2014.
Des agents de sécurité et des hommes en civils armés de bâtons et de barres ont délogé les opposants de la place de la Liberté et quadrillent les rues de Phnom Penh, le 4 janvier 2014. REUTERS/Samrang Pring
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Les autorités durcissent le ton au Cambodge. Les manifestations de l'opposition sont interdites, jusqu'à nouvel ordre. Après l'intervention de la police militaire pour mettre fin à une manifestation d'ouvriers du textile vendredi, qui a fait plusieurs morts, les autorités ont fait disperser ce samedi un rassemblement de centaines de personnes. Des opposants qui étaient réunis depuis décembre dans un parc de Phnom Penh pour réclamer de nouvelles élections. Et deux chefs de l'opposition ont été convoqués pour être interrogés dans quelques jours.

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Avec notre correspondante à Phnom Penh, Stéphanie Gée

On peut dire que c'est une véritable reprise du territoire par les autorités qui s'opère en ce moment alors que la grogne enflait ces dernières semaines dans le pays. Elles se justifient en disant qu'il s'agit de « restaurer l'ordre public » et se montrent bien décidées à mater désormais toute contestation.

D'ailleurs, dans la crainte de violences, l'opposition a décidé d'annuler une grande manifestation qu'elle avait prévue de conduire ce dimanche dans la capitale. Elle a également appelé ses partisans à ne pas réagir et à se disperser, à rester calme le temps que le parti trouve « une alternative pour continuer à mener son combat, toujours dans le respect du principe de non-violence ».

Depuis la mi-journée ce samedi une rumeur persistante court, selon laquelle des mandats d'arrêt pourraient être émis contre plusieurs responsables de l'opposition. Pour l'heure, ce qui est sûr, c'est que les deux grands chefs de l'opposition, Sam Rainsy et Kem Sokha, ont reçu une convocation de la cour municipale de Phnom Penh pour être interrogés le 14 janvier.

La capitale quadrillée

Peu avant le démantèlement brutal, ce samedi matin, d'un campement de supporters de l'opposition à Phnom Penh par les forces de l'ordre, ces mêmes leaders donnaient une conférence de presse, en tenant un discours plutôt apaisé, appelant au recueillement et à la fin de toutes formes de violences.

à (re)lire : Au Cambodge les autorités délogent les opposants de leur campement à Phnom Penh

Les forces de police et de l'armée continuent de quadriller plusieurs quartiers clés de la capitale. Dès qu'elles ont été déployées en fin de matinée samedi, la majorité des commerces alentour ont préféré fermer leurs portes. La nuit est maintenant tombée mais les policiers anti-émeute continuent de se montrer agressifs. L'opération n'est pas très populaire, voire suscite de la colère chez certains Phnompenhois. Ainsi des badauds insultent les hommes en uniformes, les accusant d'être des Vietnamiens, le voisin que beaucoup de Cambodgiens haïssent, une rhétorique xénophobe qui a d'ailleurs été beaucoup exploitée par l'opposition.

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