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Pakistan

Première et timide rencontre entre talibans et gouvernement pakistanais

Des policiers pakistanais montent la garde devant la prison centrale de Dera Ismail, après la libération de nombreux prisonniers par des talibans en juillet 2013.
Des policiers pakistanais montent la garde devant la prison centrale de Dera Ismail, après la libération de nombreux prisonniers par des talibans en juillet 2013. AFP PHOTO / STR
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Au Pakistan, une première rencontre a eu lieu ce jeudi 6 février entre des représentants du gouvernement et des talibans pour tenter de mettre fin à sept ans de violences. Ces discussions, très préliminaires, visent à préciser les paramètres d’éventuelles négociations de paix. Elles sont pourtant accueillies sur place avec beaucoup de scepticisme.

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Avec notre correspondante à Islamabad, Gaëlle Lussiaà-Berdou

Après beaucoup de tergiversations, une première prise de contact a finalement eu lieu à Islamabad avec deux jours de retard. Mardi, la délégation gouvernementale avait raté un premier rendez-vous, prétextant une certaine confusion du côté taliban.

Délégation remaniée à la dernière minute

La délégation des talibans pakistanais du TTP, le Tehrik-e-Taliban Pakistan, remaniée à la dernière minute, se compose de deux chefs religieux radicaux et d’un dirigeant de la Jamaat-e-islami, un parti islamiste.

Le gouvernement de Nawaz Sharif tient beaucoup à ces discussions, promises depuis son élection en mai dernier, et censées mettre un terme au conflit qui oppose Islamabad aux rebelles islamistes. Conflit qui a fait des milliers de morts depuis sept ans.

Les talibans apparaissent divisés

Mais tout le monde ne partage pas l’enthousiasme affiché par le gouvernement. Les talibans eux-mêmes apparaissent divisés sur la pertinence de ces discussions. Rien qu’en janvier, plus de cent personnes sont mortes dans des attaques perpétrées par les rebelles.

Les positions des deux parties sont a priori aux antipodes : les talibans réclament l’application de la charia tandis que pour le gouvernement, pas question de toucher à la Constitution. Certains rappellent aussi que d’autres négociations similaires engagées dans le passé se sont soldées par des échecs.

→ A (RE)LIRE : Pakistan, le « super flic de Karachi » tué par les talibans

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