Thaïlande

Thaïlande: les partisans du gouvernement se font entendre

Forces de l'ordre devant le siège du gouvernement le 9 mai 2014 à Bangkok.
Forces de l'ordre devant le siège du gouvernement le 9 mai 2014 à Bangkok. REUTERS/Chaiwat Subprasom

En Thaïlande, la tension politique grimpe après la destitution de la Première ministre Yingluck Shinawatra, cette semaine, par la Cour constitutionnelle pour abus de pouvoir. Après une démonstration de force du mouvement anti-gouvernemental vendredi qui a paralysé la plus grande partie de la capitale, c’est ce samedi au tour des partisans du gouvernement, les Chemises rouges de descendre dans la rue.

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Avec notre correspondant à Bangkok, Arnaud Dubus

Ils sont plusieurs milliers de manifestants regroupés sur une avenue située dans la banlieue nord-ouest de Bangkok. Une noria d’autocars amène d’autres partisans du gouvernement, venus en convois organisés des provinces. Pour la plupart, ils sont vêtus de rouge et affichent leur soutien à Yingluck Shinawatra, la cheffe du gouvernement destituée mercredi dernier.

Malika Amphaiwong, une agricultrice venue du nord du pays, explique qu’elle s’oppose aux tentatives du mouvement d’opposition de renverser le gouvernement :

« Je suis venue parce que je veux que la démocratie s’enracine en Thaïlande. Quand il y a des élections, je me lève tôt le matin, et, si je n’ai que 1 000 bath, je les dépense pour aller voter. Notre vote a une valeur. Mais les tribunaux ont annulé les élections. Nous ne sommes pas contents de cela. Nous ne voulons pas d’un gouvernement nommé par je ne sais qui ; nous voulons un gouvernement choisi au travers d’élections. »

Beaucoup de ces manifestants disent ne voir désormais aucune voie de sortie possible à la crise politique. Et si les incidents violents se multiplient, ils s’attendent à un coup d’Etat militaire.

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