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Chine / Anticorruption

Chine: l’ex-numéro deux de l’armée expulsé du Parti pour corruption

Xu Caihou, général à la retraite, ex-numéro deux de l'armée, a été expulsé du Parti communiste chinois, ce lundi 30 juin 2014. Il passera devant une cour martiale pour corruption et abus de pouvoir, relate l'agence de presse officielle chinoise Xinhua.
Xu Caihou, général à la retraite, ex-numéro deux de l'armée, a été expulsé du Parti communiste chinois, ce lundi 30 juin 2014. Il passera devant une cour martiale pour corruption et abus de pouvoir, relate l'agence de presse officielle chinoise Xinhua. REUTERS/Kevin Lamarque
Texte par : RFI Suivre
2 mn

En Chine, la campagne anticorruption lancée par le président Xi Jinping fait de nouvelles victimes : quatre cadres de l’armée, dont le général à la retraite Xu Caihou, accusé d’abus de pouvoir et de corruption, ont été expulsés du Parti communiste (PC). Ces derniers six mois, 16 officiels sont ainsi tombés en disgrâce et doivent s’attendre à un procès. La presse officielle note ce mardi 1er juillet 2014 avec satisfaction que ces poursuites prouvent la « détermination du Parti à combattre la corruption ».

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Avec notre correspondante à PékinHeike Schmidt.

La campagne anticorruption prend des allures de purge politique. Les dernières quatre victimes en date sont la preuve que le tout-puissant président Xi Jinping est déterminé à faire un ménage sans précédent, s’attaquant aux « mouches » comme aux « tigres », pour nettoyer les rangs du Parti communiste, mouvement sclérosé et corrompu qui fête aujourd’hui, ce 1er juillet 2014 précisément, son 93e anniversaire.

Avec le général à la retraite Xu Caihou, le pouvoir écarte bel et bien « un tigre », une grosse pointure de l’armée. Ex-membre du très select Politburo, Xu est le plus haut gradé de l’armée confronté à une enquête pour corruption depuis la création de la République populaire de Chine en 1949. Le Parti l’accuse d’avoir accepté des pots-de-vin en échange de promotions. L’ex-numéro deux de l’armée a été arrêté le 15 mars dernier sur son lit d’hôpital, où il était soigné pour un cancer.

Dans un communiqué, les dirigeants assurent qu’il n’y aura « ni compromis, ni clémence » pour ceux qui violent les principes du Parti. Un avertissement pour d’autres cadres visés par le pouvoir - comme l’ex-tsar de la sécurité Zhou Yongkang, qui n’a plus été vu en public depuis des mois.

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