Cambodge / Thaïlande

Cambodge : grâce royale pour un Thaïlandais soupçonné d’espionnage

M. Veera, « chemise jaune » thaïlandais (G), accusé d'espionnage, est relâché des prisons cambodgiennes par la grâce royale de Norodom Sihamoni. Le chef de la diplomatie thaïlandaise, le ministre Sihasak Phuangketkeow, l'accompagne à son retour à Bangkok.
M. Veera, « chemise jaune » thaïlandais (G), accusé d'espionnage, est relâché des prisons cambodgiennes par la grâce royale de Norodom Sihamoni. Le chef de la diplomatie thaïlandaise, le ministre Sihasak Phuangketkeow, l'accompagne à son retour à Bangkok. REUTERS/Athit Perawongmetha
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Le roi du Cambodge, Norodom Sihamoni, a gracié ce mardi 1er juillet 2014 un ancien leader du mouvement royaliste thaïlandais des « chemises jaunes ». Celui-ci avait été condamné à 8 ans de prison pour entrée illégale dans une zone militaire cambodgienne et espionnage. Cette décision intervient dans un contexte de relations tendues entre les deux voisins depuis le récent coup d’Etat qui a balayé le régime en place à Bangkok.

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Avec notre correspondante à Phnom Penh, Stéphanie Gée

Le militant ultra-nationaliste était le dernier encore incarcéré parmi un groupe de sept Thaïlandais arrêtés fin 2010 par les autorités cambodgiennes. Ils s’étaient introduits dans une zone contestée pour enquêter sur des empiètements de territoire par des militaires cambodgiens. Une action qui avait alors ravivé les tensions bilatérales liées à un conflit frontalier.

En libérant M. Veera, le Cambodge accède à une ultime requête de la Thaïlande, transmise par son chef de la diplomatie, le ministre Sihasak Phuangketkeow, en visite à Phnom Penh. Il fait ainsi un geste d’ouverture vers le nouveau pouvoir à Bangkok, soit avec l’ennemi du camp politique qu’il a toujours soutenu.

En retour, il demande la libération de 14 Cambodgiens arrêtés sur le sol thaïlandais pour détention de faux papiers. Il attend aussi de Bangkok une régularisation rapide des travailleurs immigrés sur son sol, que plus de 250 000 Cambodgiens ont fui par crainte d’arrestations par une junte prête à en découdre avec les clandestins.

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