Corée du Sud

Un fournisseur de Samsung accusé de faire travailler des enfants

Des étudiants sortent du siège de Samsung, à Séoul, le 7 juillet 2014.
Des étudiants sortent du siège de Samsung, à Séoul, le 7 juillet 2014. REUTERS/Kim Hong-Ji
Texte par : RFI Suivre
2 mn

C’est une mauvaise semaine pour Samsung, le géant sud-coréen de l’électronique : après un vol monumental (36 millions de dollars) dans une usine au Brésil, et l’annonce de profits trimestriels en baisse, une ONG américaine accuse un fournisseur chinois du fabricant de smartphones de faire travailler des enfants dans ses usines. Ces accusations ne sont pas les premières pour l’entreprise sud-coréenne, qui avait promis de mettre fin à ces pratiques.

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Aec notre correspondant à Séoul, Frédéric Ojardias

Au moins cinq enfants, et sans doute beaucoup plus, ont travaillé pour Shenyang, un fournisseur chinois de Samsung, accuse l’ONG américaine China Labor Watch dans un rapport rendu public.

Selon son enquête, menée par un militant déguisé en ouvrier, ces enfants âgés de 14 à 15 ans travaillent souvent 11 heures la nuit, assemblant des composants de smartphone, pour 90 centimes d’euros (1,20 dollars) de l'heure – soit la moitié du salaire d'un adulte. L’ONG affirme que les ouvriers de cette usine basée dans le sud de la Chine ne reçoivent pas de formation en sécurité ni d'équipements de protection.

Ces critiques tombent alors que la semaine dernière, le numéro un mondial de l’électronique assurait que des audits menés chez 200 de ses fournisseurs chinois avaient montré qu’aucun enfant n’y travaillait. Samsung se voit donc accusé par l’ONG de chercher à se donner l’image d’une entreprise responsable mais ne pas agir pour faire cesser ces pratiques illégales.

Le conglomérat sud-coréen a immédiatement réagi. Il a promis de mener l’enquête et de prendre « des mesures appropriées ».

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