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Afghanistan: un accord de partage du pouvoir conclu au sommet de l'Etat

Ashraf Ghani (G) et Abdullah Abdullah (D) ont conclu un accord de partage du pouvoir qui devrait permettre de fermer le long chapitre de l'élection présidentielle en Afghanistan.
Ashraf Ghani (G) et Abdullah Abdullah (D) ont conclu un accord de partage du pouvoir qui devrait permettre de fermer le long chapitre de l'élection présidentielle en Afghanistan. AFP Photo/Wakil KOHSAR
Texte par : RFI Suivre
3 mn

En Afghanistan, la commission électorale déclare ce dimanche Ashraf Ghani vainqueur des élections présidentielles alors que les deux candidats - Abdullah Abdullah et Ashraf Ghani - ont conclu ce matin un accord pour la formation d’un gouvernement d’union nationale. Après des mois de cafouillage et un réexamen des votes, sur fond d’accusation de fraudes, les deux hommes sont enfin parvenus à un accord pour un partage du pouvoir immédiatement salué par Washington.

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A Kaboul, c’est la fin d’un véritable marathon électoral. Un accord entre les deux candidats à la présidentielle afghane – qui revendiquaient chacun la victoire - a été signé ce dimanche 21 septembre, nous indique notre correspondant régional à Islamabad, Joël Bronner. Ashraf Ghani prend donc la succession d’Hamid Karzaï, que la Constitution afghane empêchait de briguer un troisième mandat consécutif – et devient donc le nouveau président afghan. Son rival Abdullah Abdullah occupera lui des fonctions comparables à celle d’un Premier ministre.

Tout avait débuté en avril dernier lors du premier tour de l’élection, où Abdullah Abdullah était arrivé nettement en tête. A l’issue du second tour de juin, c’est cette fois Ashraf Ghani qui était crédité du plus grand nombre de suffrages et semblait devoir remporter la victoire. Abdullah Abdullah avait alors dénoncé des fraudes et avait refusé de reconnaître la validité des résultats annoncés par la commission électorale. Ont suivi deux mois de réexamen des votes et de longues négociations entre les deux hommes pour finalement aboutir aujourd’hui à un accord de partage du pouvoir.

L'implication de Washington

Ces négociations ont notamment été chapeautées par Washington, John Kerry le secrétaire d’Etat américain ayant fait plusieurs déplacements à Kaboul pour rencontrer les deux rivaux. Car le prochain président afghan est notamment supposé signer un accord de sécurité autorisant 10 000 soldats américains à rester dans le pays jusqu’en 2016, après le départ des troupes de l’Otan prévu lui d’ici la fin de cette année. Un départ qui ouvre une nouvelle période d’incertitude concernant l’avenir de l’Afghanistan où la situation sécuritaire demeure particulièrement volatile.

Les deux camps rivaux vont devoir maintenant gouverner l'un des pays les plus pauvres au monde et relancer son économie. Ils devront aussi faire oublier les tensions qui ont réveillé les rivalités ethniques entre les Tadjiks du nord, qui soutiennent Abdullah, et les Pachtounes du sud, favorables à Ghani.

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