Hong Kong

Hong Kong: après une bavure, l'exécutif retourne sa veste

Des militants prodémocratie font face aux forces de l'ordre, devant l'entrée du siège de la police hongkongaise, à Wan Chaï, le 15 octobre 2014.
Des militants prodémocratie font face aux forces de l'ordre, devant l'entrée du siège de la police hongkongaise, à Wan Chaï, le 15 octobre 2014. REUTERS/Carlos Barria
Texte par : RFI Suivre
18 mn

Alors que les manifestants sont dans leur troisième semaine de blocage dans le centre de Hong Kong, une nouvelle chance de dialogue semble poindre dans la région administrative spéciale chinoise. Le chef de l’exécutif, le fameux Leung Chun-ying dont les protestataires demandent la démission, a indiqué aujourd’hui avoir proposé aux étudiants « d’entamer un dialogue sur le suffrage universel le plus vite possible ».

Publicité

La semaine dernière, le gouvernement local s’était retiré assez brutalement des négociations qui devaient permettre ce dialogue, estimant qu’il est impossible de discuter avec les étudiants tant qu’ils occupent des portions de la ville de Hong Kong.

Ce qui a certainement fait changer d’avis Leung Chun-ying, c’est cette vidéo qui, depuis hier, tourne en boucle sur les réseaux sociaux : on y voit des policiers en civil entraîner un manifestant désarmé à l’écart et le tabasser pendant de longues minutes. Les autorités ont annoncé l’ouverture d’une enquête « impartiale », mais les meneurs du mouvement disent avoir perdu toute confiance dans la police.

Redonner de la vigueur au mouvement

Tout cela ne fait pas les affaires de l’exécutif local. Voyant le mouvement s’essouffler, il avait commencé, il y a quelques quelques jours, à détruire les barricades. Or, ce genre de bavure pourrait justement redonner de la vigueur à des militants qui bloquent la ville depuis déjà trois semaines. Pour accélérer les choses, Leung Chun-ying leur tend donc la main, une nouvelle fois. Pour autant, il a indiqué que la police continuerait de démanteler les barricades.

Et puis concernant les futures négociations, si elles ont lieu, il a répété que Pékin ne reviendrait pas sur sa décision de garder le contrôle des candidatures lors de l’élection du nouveau chef de l’exécutif en 2017, alors que c’est justement pour cette raison que les manifestants sont dans la rue.

Qu'attendre de ce dialogue qui s'annonce ? Réponses avec l'invité de RFI, Jean-Philippe Béja, directeur de recherche au CNRS.

Jean-Philippe Béja,

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail