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Corée du Sud

Chute mortelle pour 16 fans pendant un concert en Corée du Sud

Des pompiers sud-coréens transportent un blessé après un grave accident, survenu au cours d'un concert de K-pop en plein air, à Seongnam City, près de Séoul.
Des pompiers sud-coréens transportent un blessé après un grave accident, survenu au cours d'un concert de K-pop en plein air, à Seongnam City, près de Séoul. REUTERS/Shin Young-keun/Yonhap
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Emotion nationale en Corée du Sud après un concert de musique pop en plein air qui a mal tourné. Une grille d’aération s’est effondrée sous le poids des fans qui ont fait une chute d’une vingtaine de mètres. Seize personnes ont été tuées, d'autres sont dans un état critique et le bilan pourrait s’alourdir dans les prochaines heures. La tragédie a eu lieu dans la banlieue de Séoul. C’est la dernière d’une longue série d’accidents graves en Corée du Sud. Elle vient relancer le débat sur le problème du non-respect des règles de sécurité.

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Avec notre correspondant à Séoul,Frédéric Ojardias

La Corée du Sud est partagée entre la tristesse et la colère. Cet accident survenu lors d’un concert de K-pop vient rappeler, une fois de plus, à quel point la culture de la sécurité est défaillante au « Pays du Matin calme ».

De nombreux fans se tenaient debout sur une grille d’aération pour mieux voir le spectacle. Les organisateurs leur ont demandé à plusieurs reprises de descendre, sans succès. La grille n’a pas tenu. Vingt-cinq personnes sont tombées au niveau du parking, 20 mètres plus bas. Ce samedi matin, l’un des organisateurs s’est suicidé, a déclaré la police locale.

Cicatrice du Sewol

Les Sud-Coréens sont toujours traumatisés par le naufrage d’un ferry en avril, naufrage au cours duquel 300 personnes – surtout des lycéens – ont trouvé la mort. En février, c'est le toit d’un auditorium qui s’est effondré sur des étudiants, faisant dix victimes. Dans les deux cas, les normes de sécurité n’avaient pas été respectées.

La Corée du Sud a connu une croissance spectaculaire, et elle a pris pour habitude de donner la priorité au développement quitte à brûler les étapes en matière de sécurité. Une habitude surnommée « ppalli ppalli », « vite vite », qui est de plus en plus remise en cause alors que les drames s’accumulent.

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