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Chine / Hong Kong

Hong Kong: le quartier de Mong Kok, véritable poudrière

Un manifestant pro-démocratie dans le quartier de Mong Kok, le 22 octobre 2014.
Un manifestant pro-démocratie dans le quartier de Mong Kok, le 22 octobre 2014. REUTERS/Tyrone Siu
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Quatrième semaine d’occupation à Hong Kong et aucune issue ne semble se dessiner à l’horizon après l’échec des négociations entre gouvernement et mouvement pro-démocratie. Sur les trois sites occupés, Admiralty, Causeway Bay et Mong Kok, c’est décidément à Mong Kok que la situation peut déraper à tout moment.

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Avec notre envoyé spécial à Hong Kong, Heike Schmidt

A Mong Kok la situation est de plus en plus explosive. Pour preuve, trois incidents auraient pu virer au drame. Dans la soirée, un homme a tenté de mettre le feu à un dépôt de provisions des étudiants. Il a jeté trois bouteilles de liquide inflammable en direction des manifestants, qui ont pu le maîtriser avant l’intervention des pompiers.

Un peu plus tôt, un forum de débats qui se tenait sur le même site d’occupation, à Mong Kok, a été la cible d’un inconnu qui a jeté quatre sacs pleins de liquide marron et puant sur le public. Dans l’après-midi déjà, la tension était montée d’un cran : des dizaines de chauffeurs de taxi avaient tenté de démonter les barricades sous les huées des étudiants.

De fortes tensions donc alors que le dialogue entre le gouvernement et les étudiants semble au point mort. Aucun rendez-vous n’a été fixé pour une deuxième rencontre. Le gouvernement semble miser sur l’essoufflement du mouvement pro-démocratie. Pas sûr que ce soit le bon calcul. Un sondage de l’université chinoise de Hong Kong montre que 38 % des Hongkongais soutiennent le mouvement, soit 7 points en plus par rapport au mois dernier.

Un soutien qui se traduit également sur Facebook : des fonctionnaires de plusieurs administrations - dont les services de communication du gouvernement local, la police et la justice -, ont publié sur le réseau social des photos de leur carte d'identité professionnelle en prenant soin de dissimuler leur nom afin de témoigner de leur colère face au refus de Pékin d’accorder des élections libres à Hong Kong.

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