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Chine / Hong Kong

Hong Kong: vote reporté dans le camp des manifestants

Les leaders pro-démocratie Benny Tai, Alex Chow, Joshua Wong, Alan Leong et Woo Mei Lin (de g. à d.) ont annoncé dimanche l'annulation du processus de vote en se tenant par la main.
Les leaders pro-démocratie Benny Tai, Alex Chow, Joshua Wong, Alan Leong et Woo Mei Lin (de g. à d.) ont annoncé dimanche l'annulation du processus de vote en se tenant par la main. REUTERS/Damir Sagolj
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Dans la rue depuis un mois, les manifestants pro-démocratie de Hong Kong devaient voter dimanche et lundi pour choisir entre la voie de la confrontation et celle du compromis. Ils ont finalement renoncé, reconnaissant des divisions dans leurs rangs.

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Avec notre correspondante à Hong Kong, Florence de Changy

Sur le terrain, partisans et opposants au « mouvement des parapluies » passent dans une nouvelle phase de mobilisation de leurs partisans, par pétition, du côté des « bleus », qui sont les « anti », et par vote interposé. Mais quelques heures avant le début du vote qui devait valider deux motions proposées par les organisateurs du mouvement, ceux-ci ont annoncé qu’ils annulaient tout bonnement le vote.

Spontanéité et improvisation

Cette décision illustre tout d’abord l’aspect spontané et parfois un peu chaotique de l’organisation du Mouvement des parapluies, mené conjointement par trois organismes distincts et avec des manifestants également très autonomes. Cependant, elle illustre aussi la sincérité des organisateurs qui, se rendant compte que les motions qu’ils souhaitaient soumettre au vote de leurs partisans étaient mal comprises, ont préféré annuler.

« Cela montre que ce n’est pas grave de perdre la face en revenant sur sa décision. Pékin ferait bien d’en prendre de la graine », a déclaré Allan Leong, un député du camp pro-démocratie. En fait, c’était un pari risqué de la part des étudiants. Car les motions étaient compliquées et risquaient de diviser les partisans du mouvement, voire de remettre le processus de dialogue avec le gouvernement dans l’impasse.

Par ailleurs, l’Association des journalistes de Hong Kong a remis une pétition à la police pour se plaindre des violences dont ont été victimes plus de vingt reporters depuis le début des événements. Les dernières en date remontent à samedi dernier, quand plusieurs participants à un rassemblement « bleu », contre le mouvement d’occupation, ont malmené, poussé à terre et même frappé quatre journalistes locaux. Plusieurs médias ont d’ailleurs annoncé qu’ils boycottaient jusqu’à nouvel ordre la couverture des événements « bleus ».
 

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