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Culture

Les «Splendeurs des Han» au musée Guimet

Joueurs de Liubo, Dynastie Han (206 av. – 220 apr. J.-C.), bois, musée provincial du Gansu.
Joueurs de Liubo, Dynastie Han (206 av. – 220 apr. J.-C.), bois, musée provincial du Gansu. Art Exhibitions China / Musée provincial du Gansu
Texte par : Carmen Lunsmann
4 mn

A l'occasion du cinquantenaire des relations diplomatiques franco-chinoises, le Musée national des arts asiatiques-Guimet (Mnaag) à Paris consacre une grande exposition à la dynastie des Han qui régnait durant quatre siècles sur la Chine et a laissé ses marques jusqu'à nos jours. Une rétrospective riche de 150 œuvres d'art, dont 67 trésors nationaux. Visite guidée.

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« Ça peut paraître étrange de repartir 2 000 ans en arrière pour célébrer 50 ans de relations diplomatiques entre la Chine et la France, remarque Éric Lefebvre, le commissaire de l’exposition, mais les Han qui ont régné du IIIe siècle av J.-C. au IIIe siècle après J.-C., c’est un moment qui a aussi fasciné très tôt les archéologues et sinologues français à la fin du 19e siècle. Par exemple, Édouard Chavannes et Victor Segalen parcouraient la Chine et recherchaient de grandes statues en pierre de l’époque des Han, comme les deux lions en pierre qui nous accueillent au début de notre exposition. »

Des sculptures monumentales en pierre, mais également des objets délicats, finement ciselés en or, céramique ou bois laqué, témoignent de toute la richesse artistique et spirituelle sous le règne des Han. « Il y a un brûle-parfum en bronze incrusté de métaux précieux : une représentation d’un paradis taoïste. La coupe sillonnée de vagues, surmontée d’une montagne dentelée à l’intérieur duquel des animaux et des hommes sont représentés avec une espèce de chasse mythique. Alors, il faut imaginer donc autour de ces montagnes des volutes de fumée. »

Le grand linceul du Prince de Chu

Une partie des pièces exposées provient de la seule tombe impériale des Han jamais fouillée par des archéologues. En tout, plus de 4 000 objets ont été découverts à la fin du 20e siècle lors d'une construction d'autoroute. Des objets funéraires donc, comme cette somptueuse cuirasse composée de milliers de plaques en jade blanc. « C’est le grand linceul du Prince de Chu, explique Éric Lefebvre, l’une des pièces phares de cette exposition, une œuvre visible pour la première fois en France et qui conclut cette première partie sur l’empereur, l’art de la cour. »

Suit une deuxième partie sur les échanges économiques et monétaires des Han avec leurs voisins et au-delà : « La soie chinoise va faire l’objet d’un grand commerce à travers tout le continent asiatique et sur le bassin méditerranéen ; elle est même portée à Rome. »

La dernière partie de l'exposition raconte la vie quotidienne de la dynastie - avec ses banquets, ses jeux, ses danses et musiques - illustrée par des figurines touchantes en terre cuite, des acrobates en équilibre, des danseuses élégantes aux manches longues. Un monde lointain et proche en même temps, car il ne faut pas oublier qu'après tout, on doit une invention majeure aux Han : le papier.

Attelage de la garde d’honneur, Dynastie Han, bronze, musée provincial du Gansu.
Attelage de la garde d’honneur, Dynastie Han, bronze, musée provincial du Gansu. Art Exhibitions China / Musée provincial du Gansu

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Splendeurs des Han - essor de l'empire Céleste, rétrospective sur une dynastie qui a façonné l'identité de la Chine. À découvrir jusqu'au 1er mars 2015 au Musée national des arts asiatiques-Guimet (Mnaag) à Paris.

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