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G20

G20: à Brisbane, comme un parfum de guerre froide

Le président russe Vladimir Poutine quitte son hôtel pour prendre la direction de l'aéroport de Brisbane, à l'issue du sommet du G20, le 16 novembre 2014.
Le président russe Vladimir Poutine quitte son hôtel pour prendre la direction de l'aéroport de Brisbane, à l'issue du sommet du G20, le 16 novembre 2014. REUTERS/Jason Reed

Les puissances mondiales étaient réunies, samedi et dimanche, à l’occasion du sommet du G20, en Australie, deux jours durant lesquels il a flotté comme un parfum de guerre froide dans la ville de Brisbane : Vladimir Poutine, isolé, n’a pas pris part au déjeuner des chefs d’Etat, et est reparti avant la publication du communiqué final.

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Avec notre envoyé spécial à Brisbane, Florent Guignard et notre correspondant à Moscou, Etienne Bouche

Vladimir Poutine manque de sommeil. C'est en tout cas la raison qui a été invoquée pour justifier son départ anticipé de Brisbane, ce dimanche, un peu avant la fin officielle d'un sommet du G20. « Nous avons besoin de dormir 4 ou 5 heures », a indiqué aux journalistes l’homme fort du Kremlin.

Visiblement, ce sont les critiques des dirigeants occidentaux concernant l’Ukraine qui empêchent le président russe de dormir. « S’il continue […] à violer le droit international, à violer un accord sur lequel il s’est engagé il ya quelques semaines, l’isolement que connaît actuellement la Russie se poursuivra », a martelé Barack Obama dans une conférence de presse à l’issue du sommet.

Même menaces côté européen : « Durant ce G20 […], un message très clair [a] été transmis par les pays de l’Union Européenne et l’Amérique à la Russie sur la manière dont nous allons aborder la crise ukrainienne », a fait savoir le Premier ministre britannique David Cameron.

Le climat extrêmement tendu en raison des différends entre Moscou et l'Occident sur l'Ukraine ont finalement éclipsé les débats économiques des dirigeants des pays les plus puissants du monde.

François Hollande: «Cette question du Mistral n’a pas été posée du tout ici, ni par nos partenaires au sein du G20, ni par le président Poutine lors de notre entretien»

Vladimir Poutine s’est tout de même entretenu avec ses homologues. Les Etats-Unis, l’Australie et le Japon ont réaffirmé leur opposition à « la prétendue annexion de la Crimée par la Russie, et aux actions de déstabilisation [de Moscou] dans l’est de l’Ukraine ». Le président François Hollande aussi s'est entretenu samedi avec Vladimir Poutine pendant près d'une heure. La question des porte-hélicoptères Mistral n'aurait pas été abordée mais, avec le président russe, ils auraient parlé longuement de l'Ukraine.

« Des discussions franches et utiles »

« Les discussions ont été très franches, significatives et à mon avis utiles. Je pense que nous avons réussi à mieux nous comprendre avec nos collègues, à comprendre les motifs de la Russie. Ils m'ont informé de leurs préoccupations. Je pense que cela va nous aider », a déclaré le président russe lors de son point presse final en reconnaissant que « certains points de vue » de la Russie « ne coïncident pas » avec ceux d'autres pays du G20.

Vladimir Poutine a aussi évoqué la décision prise par Kiev -et annoncée hier- de stopper le financement des services publics dans les régions sous contrôle des autonomistes. « Je pense que c’est une grosse erreur parce qu’ils coupent de leurs propres mains ces régions du reste du pays » a-t-il dit, assurant qu’il en discuterait avec le président ukrainien, Petro Porochenko.

Poutine a fait un parallèle avec la situation en Tchétchénie, soulignant qu’à l’époque, la Russie n’avait pas cessé de financer la république sécessionniste. Malgré tout, il a assuré que le règlement de la crise ukrainienne était en bonne voie. « Toutes les structures créées des deux côtés sont en mesure de surmonter les défis auxquelles elles sont confrontées », a assuré le président russe.

Lire aussi :G20 : trois dossiers qui ont marqué le sommet

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