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Australie / Chine

L’Australie et la Chine renforcent leurs échanges économiques

Le président Xi Jinping et le Premier ministre australien Tony Abbott après la signature d'un accord de libre-échange au Parlement à Canberra, le 17 Novembre 2014.
Le président Xi Jinping et le Premier ministre australien Tony Abbott après la signature d'un accord de libre-échange au Parlement à Canberra, le 17 Novembre 2014. REUTERS/David Gray

Après dix ans de négociations, l’Australie et la Chine ont conclu, ce lundi 17 novembre 2014, un accord de libre-échange. Un accord donnant-donnant qui devrait permettre à Canberra et à Pékin de trouver de nouveaux relais de croissance.

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« Cet accord ouvre les portes de l'Australie et les portes de la Chine. Les entreprises australiennes auront un accès sans précédent à la deuxième économie mondiale », c’est ainsi que le Premier ministre australien Tony Abbott a salué cette entente commerciale. Tout comme le président chinois Xi Jinping qui a annoncé « un nouveau partenariat stratégique global ».

Avec cet accord, 93 % des exportations australiennes en Chine seront libres de droits d'ici à quatre ans ce qui devrait offrir au pays l'ouverture de nouveaux marchés et surtout des recettes se montant à plusieurs milliards d’euros. Les droits de douane seront, notamment, abolis pour les producteurs de lait, les viticulteurs, les horticulteurs, les éleveurs de bovins et de moutons.

Ralentissement économique australien

Les entreprises de service sont également concernées. Dans le secteur des services, le marché chinois devrait s’ouvrir, notamment, aux professions légales, aux secteurs des soins aux personnes âgées et à l'éducation. Cet accord arrive à point nommé pour l’Australie qui souffre d’un ralentissement économique, en raison de sa dépendance aux matières premières. Son secteur minier a, en effet, souffert de la baisse des cours et de la concurrence étrangère. Son industrie affronte également de nombreuses difficultés. Dernier exemple en date, l'industrie automobile. Le dernier constructeur présent, le japonais Toyota, fermera ses dernières usines en 2017.

Dix ans de pourparlers

C'est aussi un accord stratégique pour Pékin, puisqu'il va permettre de lever les restrictions sur les investissements chinois. En Australie, les investisseurs privés chinois pourront injecter jusqu'à un milliard de dollars australiens sans feu vert préalable du conseil de surveillance des investissements étrangers. La Chine est le premier partenaire commercial de Canberra. L’an dernier, les échanges commerciaux entre les deux pays ont atteint plus de 100 milliards d’euros.

Les négociations entre les deux pays ont commencé en 2005. Dès le début, elles se sont heurtées à des différends sur les produits agricoles et les exigences de Pékin qui voulait obtenir l'abolition des limitations imposées aux investissements émanant d'entreprises publiques. Des pourparlers de dernière minute ont permis de débloquer la situation et d'annoncer un accord pendant une visite d'Etat du président chinois Xi Jinping, qui avait participé pendant le weekend au sommet du G20 à Brisbane. 

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