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Japon

Japon: la chambre basse du Parlement dissoute

«Banzai, banzai, banzai» (longue vie à l'empereur), ont scandé les élus en levant les bras au ciel, avant de quitter les bancs de l'hémicycle du Parlement japonais, le 21 novembre 2014.
«Banzai, banzai, banzai» (longue vie à l'empereur), ont scandé les élus en levant les bras au ciel, avant de quitter les bancs de l'hémicycle du Parlement japonais, le 21 novembre 2014. REUTERS/Toru Hanai
Texte par : RFI Suivre
2 min

Deux ans seulement après son arrivée au pouvoir, le Premier ministre Shinzo Abe a décidé de convoquer les électeurs pour donner un nouvel élan aux « Abenomics », son ambitieux plan de revitalisation de la troisième économie du monde. Il veut aussi reporter une deuxième hausse de la TVA, la première ayant causé une nouvelle récession. Affaibli, le Premier ministre cherche à rebondir mais les Japonais ne comprennent pas pourquoi il a besoin d'organiser des élections anticipées, qui auront lieu en décembre. 

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Avec notre correspondant à Tokyo, Frédéric Charles

Le Premier ministre Shinzo Abe dissout le Parlement deux ans avant l’échéance normale - alors que son parti y dispose d’une confortable majorité -, pour demander aux Japonais s’ils approuvent sa décision de reporter une deuxième hausse de la TVA de 8 à 10 %.

La première hausse en avril dernier, de 5 à 8 %, avait causé une nouvelle récession, la quatrième depuis 2008. Selon un sondage, 65 % des Japonais ne comprennent pas pourquoi Shinzo Abe doit dissoudre le Parlement pour reporter à 2017 la hausse de la TVA, alors que l’opposition y est favorable.

Shinzo Abe répond que toute décision relative au système fiscal a une forte influence sur la vie de gens et doit être validée par les électeurs. Le Premier ministre cherche à redonner un nouvel élan à ses « Abenomics » (mot formé d'Abe et de economics) avant de mettre en œuvre les impopulaires réformes structurelles, comme celles du marché du travail et de l’agriculture.

L’opposition soupçonne le Premier ministre de vouloir obtenir un nouveau mandat de quatre ans pour faire taire les critiques avant le prochain redémarrage des réacteurs nucléaires à l’arrêt depuis l’accident de Fukushima.

Le Premier ministre Shinzo Abe (g.) est resté impassible après l'annonce officielle de la dissolution du Parlement japonais, le 21/11/14.
Le Premier ministre Shinzo Abe (g.) est resté impassible après l'annonce officielle de la dissolution du Parlement japonais, le 21/11/14. REUTERS/Toru Hanai

 

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