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Chine

Lutte contre la corruption en Chine: Zhou Yongkang dans le collimateur

Zhou Yongkang, ancien ministre de la Sécurité publique, est dans le collimateur de la justice chinoise. Il est accusé de profits illégaux et de diffusion de secrets d’Etat.
Zhou Yongkang, ancien ministre de la Sécurité publique, est dans le collimateur de la justice chinoise. Il est accusé de profits illégaux et de diffusion de secrets d’Etat. REUTERS/Jason Lee
Texte par : RFI Suivre
2 min

Il est le plus important trophée de la campagne anti-corruption menée en Chine par le président Xi Jinping. Zhou Yongkang, ancien maître de la sécurité intérieure, a été samedi 6 décembre formellement arrêté et exclu du parti communiste. Son cas est transmis à la justice, ce qui ouvre la voie à un procès. L’ex dirigeant chinois est accusé de profits illégaux et de diffusion de secrets d’Etat.

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Avec notre correspondante à Shanghai, Delphine Sureau

Il y aura donc un procès Zhou Yongkang, car à la suite de son exclusion du parti communiste, l’ancien Monsieur sécurité du régime chinois est redevenu un justiciable comme les autres. Et il fait l’objet d’une série d’accusations, à commencer par celle de corruption. Zhou Yongkang aurait – selon le politburo du PC – « abusé de ses pouvoirs pour aider des proches et des amis à faire de gros profits dans des contrats commerciaux». L’industrie du pétrole est visée. C’est dans ce secteur que Zhou a gravi les échelons pour atteindre le sommet du pouvoir.

Les « tigres » pas épargnés

L’ancien membre du comité permanent du parti, le cœur du régime, aurait aussi divulgué des secrets d’Etat. Et accusation classique pour les officiels en disgrâce, il aurait eu de nombreuses maîtresses. « Son comportement entache gravement la réputation du Parti », conclu le communiqué officiel. Jamais depuis l'arrivée des communistes au pouvoir, en 1949, un responsable aussi haut placé n’est tombé pour corruption.

A bientôt 72 ans, Zhou Yongkang n’a pas été vu en public depuis octobre 2013. Petit à petit, l’étau s’est resserré autour de lui : ses proches, alliés politiques, comme Bo Xilai, ou ses associés ont été arrêtés. Xi Jinping voyait d’un mauvais œil l’influence que Zhou Yongkang avait conservée malgré son départ à la retraite en 2012. Nul doute que le président chinois pensait déjà à lui en promettant de ne pas épargner les « tigres » dans sa campagne anti-corruption.
 

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