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Philippines

Ancien typhon redevenu tempête, Hagupit quitte l'archipel philippin

Des victimes du typhon Hagupit sur une plage de la province de Samar oriental, aux Philippines.
Des victimes du typhon Hagupit sur une plage de la province de Samar oriental, aux Philippines. REUTERS/Erik De Castro
Texte par : RFI Suivre
3 min

Le typhon Hagupit se trouve actuellement dans les eaux territoriales des Philippines, après avoir traversé l’archipel. Après son passage, la Croix-Rouge a dénombré 27 victimes. Près de 13 000 habitations ont aussi été détruites et 22 300 endommagées dans la province de Samar oriental. Hagupit se dirige désormais vers le Vietnam mais a perdu de sa force. Avec des vents qui ne dépassent plus les 45 km/h, il est désormais qualifié de simple tempête.

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Avec notre correspondant à Manille, Gabriel Kahn

Manille aura donc été, en grande partie, épargnée. Le typhon Hagupit n’était déjà plus qu’une simple dépression tropicale lundi soir, quand il est passé à proximité de la capitale des Philippines. Les nombreuses personnes évacuées dans des écoles, des églises ou des gymnases, ont commencé à rentrer chez elles. Les bureaux ont déjà rouvert. L’état d’alerte demeure cependant dans plusieurs régions du pays, paralysant les transports.

Les secours, aussi, s’organisent. Selon la Croix-Rouge, au moins 27 personnes auraient péri, même si le gouvernement maintient pour l'instant son bilan à seulement deux morts, étudiant par ailleurs le sort de huit autres personnes présumées victimes. La plupart des Philippins touchés se trouvaient dans la province de Samar, où le typhon Hagupit avait touché terre samedi avec des vents de plus de 200 km/h. Sur place, quelque 13 000 habitations ont été détruites et 22 300 endommagées.

Le ministère de l’Agriculture évoque des dégâts économiques relativement importants, mais sans aucune mesure avec les destructions majeures qui avaient accompagné le passage d’un autre typhon, Haiyan, l’année dernière. Ce dernier avait fait plus de 7 000 morts et disparus et détruit une grande partie des plantations de cocotiers dans le centre de l’archipel.


■ Deux fois meurtrie, Tacloban aura besoin d'un soutien renforcé

Après les ravages du typhon Haiyan, un gros travail de prévention a cette fois permis d'éviter le pire, avec l'évacuation de près d'un million de personnes. Mais dans le centre du pays, la désolation et le traumatisme frappent de nouveau les populations. Le typhon a touché samedi soir Tacloban, ville la plus peuplée de la région des Visayas orientales, avec des rafales à 190 km/h. Richard Sandison, coordinateur de l'ONG Plan International dans cette ville, dresse un nouveau bilan de la situation sur l'antenne de RFI :

« Environ 3 000 familles vivaient dans des cabanes ou des tentes au moment où le typhon a frappé. Heureusement, la plupart s’étaient réfugiées dans les centres d’évacuation. Mais l’objectif va désormais consister à leur trouver des logements de transition ou des logements permanents en dur. »

Le 8 novembre, les survivants d'Haiyan commémoraient leurs morts à Tacloban (photo). Un mois plus tard, ils sont de nouveau meurtris.
Le 8 novembre, les survivants d'Haiyan commémoraient leurs morts à Tacloban (photo). Un mois plus tard, ils sont de nouveau meurtris. REUTERS/Erik De Castro

« Ici à Tacloban, poursuit l'humanitaire, l’électricité est coupée et ne reviendra pas avant au moins trois à cinq jours. Certaines parties de la ville sont privées d'eau potable. Dans certains centres d’évacuation, il y a des pénuries de nourriture. Mais les autorités locales sont en train d’y remédier. »

Selon Richard Sandison, il y a trois préoccupations essentielles : l’électricité, l’eau, « mais aussi le traumatisme que les enfants ont subi ce week-end, revivant ce qu'il s’était passé avec Haiyan il y a un an. Cela a réveillé des souvenirs très pénibles chez beaucoup d’entre eux. Et il va falloir renforcer les actions de soutien psychologique et social. »

 

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