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Chine

Hong Kong: la fin du mouvement des parapluies

Le site principal de la protestation hongkongaise, le quartier de l'Admiralty a été démantelé jeudi 11 décembre.
Le site principal de la protestation hongkongaise, le quartier de l'Admiralty a été démantelé jeudi 11 décembre. REUTERS/Bobby Yip
Texte par : RFI Suivre
2 mn

A Hong Kong, 209 personnes ont été arrêtées jeudi 11 décembre pour rassemblement illégal et obstruction de l'action des forces de police. C'est le bilan du démantèlement du site de protestation du quartier d'Admiralty. Les manifestants prodémocratie installés dans le centre de la mégalopole réclamaient des élections libres en 2017.

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C'était probablement l'épilogue du mouvement de contestation entamé le 28 septembre dernier. Ce jeudi, la police a interpellé plus de 200 manifestants restés sur leur principal campement dans le quartier d'affaires hongkongais d'Admiralty. En quelques heures, ce village de tentes et de barricades a été démantelé. Sur ce qui fut pendant 75 jours « Umbrella Square », le trafic a désormais repris dans les deux sens. Seule une poignée de protestataires sont restés.

Pour Antoine Bondaz, chercheur à Asia Centre et au Carnegie Tsinghua de Pékin, la mobilisation de fin septembre est en soi unique dans l’histoire de Hong Kong pour plusieurs raisons : le fait de protester pour des questions politiques, la communication des leaders étudiants, notamment à travers les réseaux sociaux puis à travers l’utilisation du parapluie qui est devenu le symbole, ainsi que la réaction mesurée des forces de l’ordre.

« Là où les autorités de Hong Kong et les autorités chinoises ont été intelligentes, c’est qu’elles ont réussi à faire pourrir le mouvement à travers une démobilisation des manifestants, à travers une décrédibilisation des manifestants et surtout des leaders étudiants, et à travers au final une division à la fois de la société hongkongaise entre pro et antimanifestation et au sein même du mouvement », explique-t-il. Néanmoins, pour lui l’échéance de 2017 avançant, les manifestations risquent de reprendre.

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