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Pakistan

Pakistan: après le massacre de Peshawar, les pendaisons comme exutoire

Manifestation d'étudiants pakistanais pour condamner le massacre de Peshawar, à Lahore, le 19 décembre 2014.
Manifestation d'étudiants pakistanais pour condamner le massacre de Peshawar, à Lahore, le 19 décembre 2014. REUTERS/Mohsin Raza

Deux condamnés à mort ont été pendus vendredi soir au Pakistan, une première depuis six ans. Le gouvernement a décidé de reprendre les exécutions de condamnés reconnus coupables de terrorisme, en réponse à l’attaque qui a fait près de 150 morts dans une école de Peshawar plus tôt cette semaine. Une décision saluée par une bonne partie de la population.

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Avec notre correspondante à Islamabad, Gaëlle Lussiaà-Berdou

Tout de suite après l’annonce des exécutions de deux hommes accusés de terrorisme, la réaction des Pakistanais était on ne peut plus claire : « Bien fait pour eux », « Pendez-les tous », « Qu’ils brûlent en enfer », pouvait-on lire sur les réseaux sociaux. Un point de vue partagé par certains des commentateurs les plus en vue, alors que le pays entier est encore bouleversé par la mort de quelque 130 enfants.

Sur le site internet du quotidien Express Tribune, un sondage, non scientifique, demande aux lecteurs s’ils appuient la levée du moratoire sur la peine de mort. A 94 %, les lecteurs ont répondu « oui ».

Certaines voix discordantes s’élèvent toutefois. Pour le quotidien anglophone Dawn, c’est une décision populiste qui ne règlera pas le problème du terrorisme. La militante des droits de l’homme Asma Jehangir abonde dans le même sens. Si le terrorisme doit disparaître, ce sera plutôt « en faisant de la justice et l’égalité devant la loi une réalité ».

Quatre autres condamnés à mort doivent être exécutés dans les prochains jours. Selon Human Rights Watch, le gouvernement pakistanais a ainsi « choisi de se complaire dans une soif de sang vengeresse » au lieu de chercher et de juger les personnes responsables de l’horrible attaque de Peshawar.

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