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Afghanistan

Afghanistan: des salons de tatouage clandestins à Kaboul

Les tatoueurs qui opèrent aujourd’hui à Kaboul le font dans le plus grand secret, dans l’arrière-salle de salons de beauté par exemple.
Les tatoueurs qui opèrent aujourd’hui à Kaboul le font dans le plus grand secret, dans l’arrière-salle de salons de beauté par exemple. RFI/Nicolas Ropert
Texte par : RFI Suivre
2 mn

A l’heure du retrait des troupes combattantes de l’Otan d’ici dix jours, l’heure est au bilan en Afghanistan. Parmi les changements de société qui ont succédé à l’intervention occidentale de 2001 et au renversement du régime taliban, l’un est particulièrement insolite : l’apparition de salons de tatouage. Une pratique pourtant interdite depuis, même si certains tatoueurs opèrent toujours clandestinement dans la capitale afghane.

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Avec notre correspondant à Kaboul, Joël Bronner

Dans les rues de la capitale Kaboul, impossible de tomber par hasard sur un salon de tatouage. Et pour cause, cette pratique est officiellement illégale en Afghanistan, car elle peut être perçue comme une mutilation du corps, contraire à l’islam.

Pourtant, les dessins sur la peau de la jeunesse des grandes villes afghanes, essentiellement des jeunes hommes, se sont multipliés après la chute du régime taliban.

Il faut dire que durant leur domination, entre 1996 et 2001, les interdits concernant la mode étaient légion. Les cheveux trop longs comme les barbes trop taillées exposaient par exemple leur propriétaire à des sanctions de la part de la police. A Kaboul, la fin du régime taliban a généré l’ouverture de nombreux salons où l’encre des tatouages dessinait aussi un symbole de liberté.

Sous la pression des mollahs qui considèrent cette pratique comme un péché, ils ont toutefois tous été fermés depuis. Les tatoueurs qui opèrent encore aujourd’hui le font donc dans le plus grand secret, dans l’arrière-salle de salons de beauté par exemple. Selon eux, la majorité de leurs clients optent pour des représentations sombres qui évoquent souvent la mort d’un proche ou bien la guerre qui étouffe le pays. Un climat de guerre qui colle à la peau des Afghans depuis environ 35 ans.

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