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Chine / Hong Kong

Hong Kong: un milliardaire et un ex-officiel condamnés pour corruption

Thomas Kwok, ex-dirigeant du plus grand groupe d'immobilier insulaire, a été condamné à cinq ans de prison ferme pour avoir corrompu un ex-officiel hongkongais.
Thomas Kwok, ex-dirigeant du plus grand groupe d'immobilier insulaire, a été condamné à cinq ans de prison ferme pour avoir corrompu un ex-officiel hongkongais. REUTERS/Tyrone Siu/Files
Texte par : RFI Suivre
2 mn

On parle régulièrement de la campagne anticorruption menée par le président chinois Xi Jinping en Chine continentale. Mais l’île de Hong Kong vient de frapper un grand coup, ce mardi 23 décembre, en condamnant à plus de sept ans de prison un de ses très hauts responsables : Rafael Hui, l’ancien secrétaire en chef du gouvernement. Le procès aura duré sept mois, et deux milliardaires de Hong Kong étaient eux aussi jugés.

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Deux frères, Thomas et Raymond Kwok, 63 et 61 ans, sont accusés d’avoir « acheté » Rafael Hui pour qu’il soit leurs yeux et leurs oreilles au gouvernement. Raymond a été acquitté, mais son frère Thomas a été condamné à cinq ans de prison ferme, période pendant laquelle il lui a aussi été interdit de diriger une entreprise. Avec son frère, il co-dirigeait le plus grand groupe immobilier du territoire, Sun Hun Kai Properties.

L’homme qu'il a corrompu, Rafael Hui, était le secrétaire en chef du gouvernement entre 2005 et 2007. Il aurait en tout bénéficié de l’équivalent de 3 millions d’euros de dons ou de prêts sans contreparties et profité gratuitement de luxueux appartements.

C’est une « immense déception pour beaucoup de hongkongais », a lancé ce lundi 22 décembre le juge Andrew Macrae. Car le contexte est à la grogne sociale à Hong Kong : un Hongkongais sur cinq aurait été précipité dans la pauvreté par la hausse des prix du logement et la baisse du pouvoir d’achat. D'ailleurs les manifestants pro-démocratie s’en sont aussi fait l’écho ces derniers mois. Le public dénonce également une collusion entre les élites politiques et économiques de l’île, et ce verdict leur donne plutôt raison.

Avec cette condamnation « coup de poing », l’exécutif veut montrer que personne n’est à l’abri. C’est précisément ce qu’est en train de faire en Chine continentale le président Xi Jinping, dont le juge Andrew Macrae n'a pas manqué de saluer la campagne anti-corruption en rendant son jugement.

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