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La Chine lance un site internet revendiquant les îles Diaoyu

Un bateau japonais patrouille près de l'archipel Diaoyu / Senkaku.
Un bateau japonais patrouille près de l'archipel Diaoyu / Senkaku. ©REUTERS/Ruairidh Villar/Files
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Un site internet risque de raviver les tensions entre le Japon et la Chine. Un clic sur le site diaoyudao.org.cn suffit désormais pour apprendre tout sur Diaoyu - ou Senkaku comme les nomment les Japonais - des îlots situés en mer de Chine orientale, pomme de discorde entre les deux pays voisins. Un nouveau site d’information donc, version pro-chinoise bien sûr.

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Sur la page d’accueil, mise en valeur par le drapeau chinois rouge frappé de cinq étoiles jaunes, on peut lire cette phrase : « L’île Diaoyu fait partie intégrante du territoire chinois ». Des photos de ces trois rochers perdus dans l’océan, des vidéos sur leur histoire et leur géographie sont accessibles sur le nouveau site qui a déjà changé de visage depuis sa mise en ligne. Le premier jour, on pouvait y voir des photos de manifestants portants des banderoles aux slogans nationalistes. Aujourd’hui, le site apparaît plus neutre.

Est-ce parce que le Japon a exprimé son mécontentement ? Difficile de le savoir. En tout cas, la page a été conçue par le Bureau d’Etat pour l’administration des Océans dans le but de « prouver l’appartenance de Diaoyu à la Chine depuis des siècles », traités internationaux à l’appui. On peut également y voir des photos de navires de guerre chinois patrouillant autour de cet archipel inhabité, contrôlé par le Japon mais revendiqué par Pékin.

Démonstration de force

Une démonstration de force qui trouve un écho parmi les internautes. L’intérêt pour ce site est grand : près de 45 millions de Chinois ont commenté cette page web sur Sina Weibo, le Twitter chinois. « La page aurait dû être publiée plus tôt pour faire entendre notre voix et montrer au monde entier que les îles Diaoyu sont chinoises », écrit l'un des nombreux internautes favorables à cette initiative.

Cette nouvelle page web sera bientôt accessible au monde entier : le quotidien chinois Global Times promet des traductions en anglais, français, allemand, espagnol, russe, arabe et bien sûr, aussi en japonais, ce qui risque d’envenimer la querelle entre Tokyo et Pékin.

Cette discorde entre la Chine et le Japon s’était pourtant un peu calmée ces derniers mois, mais la marine chinoise n’a jamais cessé de patrouiller dans la zone. A la mi-décembre, le ministère des Affaires étrangères a encore justifié ces va-et-viens à seulement 70 km des îles disputées, en soulignant que ces patrouilles étaient conformes à la loi internationale. Le conflit couve toujours et cette nouvelle page de propagande est la dernière preuve en date que Pékin campe sur sa position. Les eaux autour de Diaoyu / Senkaku sont riches en poissons et probablement en pétrole, d’où leur convoitise par les deux pays.

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