Chine/Malaisie

Disparition du vol MH370: les proches des victimes chinoises en colère

Des familles des victimes chinoises de «l'accident» du vol MH370 de Malaysia Airlines, à Pékin, repoussées par la police alors qu'ils répondent à des interviews, le 30 janvier 2015.
Des familles des victimes chinoises de «l'accident» du vol MH370 de Malaysia Airlines, à Pékin, repoussées par la police alors qu'ils répondent à des interviews, le 30 janvier 2015. REUTERS/Kim Kyung-Hoon

Près de 11 mois après la disparition du vol MH370, le gouvernement malaisien a déclaré qu'il s'agissait d’un accident et que tous les passagers à bord sont vraisemblablement morts. Cette déclaration a ravivé la douleur des proches. Les deux tiers des victimes étaient de nationalité chinoise et beaucoup de familles refusent d’accepter cette conclusion de Kuala Lumpur. Le Premier ministre Li Keqiang a affirmé que le gouvernement partageait la peine des proches, mais cela n’a pas suffi de calmer la colère des familles des victimes.

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Avec notre correspondante à Pékin, Heike Schmidt

Abasourdi par l’annonce du gouvernement malaisien, Mme et Monsieur Li arrivent au centre d’accueil près de l’aéroport. Après 328 jours d’attente insoutenables, ils ne sont pas prêts à croire que leur fille est morte.

Mme Li exprime sa frustration : « Je suis en colère. Ils ont annoncé que l’avion a eu un accident sans apporter la moindre preuve. Je trouve cela irresponsable. Les responsables nous cachent la vérité. Il faut qu’ils nous rendent nos proches rapidement. »

La déclaration que la disparition du vol MH370 était un accident permettra de payer 110 000 dollars à chacune des familles des 239 passagers à bord. Mais Mme et Monsieur Li refuseront cette indemnisation – par crainte que cela puisse servir de prétexte pour arrêter la recherche de l’avion disparu.

Mr Li souhait la poursuite des recherches : « On a été courant que cette annonce devait se faire. Du coup, on s’est tourné vers le gouvernement chinois en espérant qu’il puisse empêcher la Malaisie de faire ça, puisqu'aucune preuve n’a été apportée. »

Mr Li n'a pas le temps de terminer sa phrase que la police arrive et l'empêche de parle. Les familles des victimes sont déçues par le peu de soutien qu’ils ont reçu de la part du gouvernement jusqu’à présent. Mais elles n’ont pas le droit de le dire librement.

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