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Maldives

Aux Maldives, c'est la prison pour l'ancien président Mohamed Nasheed

La semaine dernière, Mohamed Nasheed avait exprimé sa crainte d'être arrêté.
La semaine dernière, Mohamed Nasheed avait exprimé sa crainte d'être arrêté. Photo: AFP
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Aux Maldives, l’ancien président Mohamed Nasheed est en prison. Arrêté dimanche 22 février pour terrorisme, la justice lui a refusé le lundi la liberté sous caution. Il encourt dix ans de réclusion pour avoir fait arrêter le président de la cour criminelle lorsqu’il était au pouvoir. Mohamed Nasheed avait été le premier président démocratiquement élu du pays, en 2008, avant de démissionner quatre ans plus tard suite à une mutinerie de la police. Un « coup d’Etat déguisé », selon l’intéressé, qui a plongé le paradis touristique dans l’instabilité. Des centaines de sympathisants du Parti démocratique des Maldives sont descendus dans la rue à l’annonce de cette arrestation.

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La semaine dernière, Mohamed Nasheed avait exprimé sa crainte d'être arrêté. Et, coincidence ou non, son arrestation intervient à quelques jours d'une grande manifestation contre le gouvernement prévue le vendredi 27 février. Pour l’opposition c'est clair, le président Abdulla Yameen tente désespérément de s’accrocher au pouvoir malgré un mécontentement croissant dans le pays.

Instabilité chronique

L'instabilité politique qui mine les Maldives depuis 2012 s’étend désormais à l’entourage présidentiel. Abdulla Yameen vient de faire arrêter son ministre de la Défense, soupçonné de vouloir le renverser, et il a perdu le soutien d'un allié de poids, puissant homme d'affaires qui a rejoint l'opposition.

Préoccupation

Le Royaume-Uni et l’Inde ont exprimé leur préoccupation et appelé au calme. Narendra Modi est attendu dans l'archipel le 15 mars. Sera-t-il tenté d'intervenir dans les affaires intérieures du pays ? l'opposition le souhaite, et elle avance deux arguments auxquels le président indien pourrait être sensible : selon Mohamed Nasheed, le gouvernement d'Abdulla Yameen faciliterait le recrutement de jihadistes par l'organisation Etat islamique et se rapprocherait de la Chine au détriment de l'Inde.

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