Japon

Un Français nommé numéro 2 du géant japonais Toyota

Le Français Didier Leroy va devenir le premier non-Japonais nommé à l'un des six postes de vice-président exécutif de Toyota.
Le Français Didier Leroy va devenir le premier non-Japonais nommé à l'un des six postes de vice-président exécutif de Toyota. REUTERS/Francois Lenoir/Files

Un Français va devenir l’un des six vice-présidents exécutifs du constructeur Toyota. Didier Leroy, un ingénieur de 57 ans, est le premier étranger promu à ce poste. Selon le journal économique Nikkei, il deviendrait même le nouveau numéro deux du groupe automobile japonais.

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Avec notre correspondant à Tokyo, Frédéric Charles

L’entrée d’un non-Japonais, le Français Didier Leroy, dans «le saint des saints» de Toyota ne doit rien au hasard. Le numéro un mondial de l’automobile réalise que son réservoir de dirigeants japonais n’est pas inépuisable. Et tous ne sont pas compétents.

Il y a quelques années, la direction de Toyota avait très mal géré le rappel de millions de véhicules aux Etats-Unis. Et l’affaire avait été politisée par le Congrès américain. Toyota était apparue alors comme une entreprise insulaire, provinciale. Le patron de Toyota, Akio Toyoda, issu de la famille fondatrice, retient la leçon de cette triste affaire et nomme à certaines des plus hautes fonctions du groupe, Didier Leroy.

Cet ingénieur a commencé sa carrière chez Renault. Toyota le recrute pour ouvrir son usine de Valenciennes et lancer son modèle Yaris. Cet ingénieur de 57 ans dirige ensuite toutes les activités européennes de Toyota. Il réduit les coûts, améliore la rentabilité, impressionne Akio Toyoda.

Par ailleurs, pour la première fois de son histoire encore, le constructeur japonais va promouvoir une femme dans son équipe dirigeante, haute révolution culturelle dans un Japon vieillissant.

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