Chine

Chine: des remariages en nombre pour éviter une taxe immobilière

Une femme pose pour une photo de mariage devant le quartier financier de Pudong à Shanghai, le 19 mars 2015.
Une femme pose pour une photo de mariage devant le quartier financier de Pudong à Shanghai, le 19 mars 2015. AFP/JOHANNES EISELE

Drôle de phénomène en Chine. Le nombre de couples divorcés qui se repassent la bague au doigt peu de temps après leur séparation a fortement augmenté. Il a même doublé l'an dernier à Shanghai. Une tendance qui cache en fait d'intéressants calculs économiques. 

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Ce n’est pas un nouvel élan de passion qui pousse les divorcés chinois à se remarier, Cupidon n’a rien à voir dans l’histoire. Ces retrouvailles en nombre, à Shanghai ou à Nankin, sont juste la conclusion de fructueuses opérations immobilières. 

En 2013, pour prévenir la spéculation et éviter une bulle du secteur, les autorités décident de taxer à 20% les plus-values réalisées sur les ventes de biens immobiliers. Mais la législation prévoit que les couples possédant deux propriétés pourront en cas de divorce en revendre une sans payer la fameuse taxe.

Résultat, les dossiers de divorces s’empilent chez les juges. A Pékin, leur nombre augmente de 40% en un an. Les économies sont conséquentes : en divorçant M. et Mme Mao ont ainsi évité 45 000 euros d’impôt.  

Les opérations terminées, les couples se repassent très vite la bague au doigt. Dès 2013 le nombre de remariages à l'identique avait augmenté de plus de 80% à Shanghai. Et la tendance se poursuit. 

Les divorces de complaisance en revanche se font plus rares. L'économie chinoise est au ralenti et le prix de l'immobilier a baissé dans la plupart des grandes villes. Un signe inquiétant car le secteur représente 15% du produit intérieur brut.

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