Corée du Nord

Kidnappés de Pyongyang: l’ONU condamne la Corée du Nord

Le ministre nord-coréen des Affaires étrangères Ri Su Yong à la tribune de l'ONU, le 27 septembre 2014 à New York.
Le ministre nord-coréen des Affaires étrangères Ri Su Yong à la tribune de l'ONU, le 27 septembre 2014 à New York. REUTERS/Ray Stubblebine

Le Conseil des droits de l’homme de l’ONU a adopté vendredi une résolution condamnant les « enlèvements systématiques » pratiqués par la Corée du Nord. Ces rapts remontent à la Guerre de Corée et se sont poursuivis jusqu’à la Guerre froide. Qui sont les kidnappés de Pyongyang et combien sont-ils ? Eléments de réponse.

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200 000 étrangers dont une grosse majorité de Sud-Coréens ont été capturés entre 1950 et 1953, indiquait déjà l’an passé un rapport publié par l’Organisation des nations unies. A ces prisonniers de guerre jamais rendus à leur pays, s’ajoutent des Japonais, des Chinois, des Américains et même des Européens enlevés pendant la Guerre froide. Au total, les ressortissants de 12 nationalités ont ainsi grossi les rangs de ces captifs de Pyongyang.

La plupart sont des femmes, mais pas seulement. Ces kidnappés d’Etat sont notamment chargés d’enseigner leur langue maternelle et les coutumes de leur pays aux espions nord-coréens. La résolution du Conseil des droits de l’homme de l’ONU dénonçait vendredi « les disparitions forcées de personnes qui s’inscrivent dans le cadre d’une politique de l’Etat à grande échelle ».

La Corée du Nord a accepté fin mai dernier de rouvrir une enquête concernant le sort des Japonais kidnappés, sans pour l’instant présenter les informations réclamées par Tokyo. Pyongyang a en partie reconnu que ses services pouvaient être à l’origine de la disparition de ressortissants nippons, mais continue d’opposer un démenti formel aux enlèvements d’autres nationalités.

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