Vanuatu

Vanuatu: un mois après le cyclone «il reste encore beaucoup à faire»

Les Vanuatais n’ont pas attendu l’aide de l'extérieure. Dès le lendemain du passage du cyclone, les habitants se sont mis à reconstruire. Port-Vila, le 19 mars 2015.
Les Vanuatais n’ont pas attendu l’aide de l'extérieure. Dès le lendemain du passage du cyclone, les habitants se sont mis à reconstruire. Port-Vila, le 19 mars 2015. REUTERS/Edgar Su

Cela fait un mois, ce mardi 14 avril, que le cyclone Pam a ravagé le Vanuatu, cet atoll de 270 000 habitants perdu au milieu du Pacifique Sud. L'aide internationale est arrivée très rapidement, mais la population s'est elle aussi mise au travail, dès le lendemain du cyclone. Reportage à Port-Vila, la capitale du Vanuatu.

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Avec notre envoyé spécial à Port-Vila, Christophe Paget

« J’avais l’impression que la maison allait être emportée. Ça a duré six heures. J’étais chez moi avec mes enfants et petits-enfants, ça fait vraiment peur ». Si les murs de la maison de Marie Hermine ont tenu, son toit s'est envolé. Elle a eu plus de chance que ses voisins, qui doivent faire avec la perte des potagers qui leur permettaient de manger. « Ils arrivent à recevoir des aliments en provenance d’autres îles et de la famille. Des provisions qui arrivent par bateau de Santo, de Mallicolo », explique Marie Hermine.

Car les Vanuatais se sont aussi pris en main, en plus de l'aide australienne, néo-zélandaise, française, chinoise. Une aide qui est arrivée très vite. « Finalement les Vanuatu n’ont pas attendu l’aide extérieure, raconte Lucien, un retraité dont la maison a été rasée par le cyclone. Dès le lendemain du passage du cyclone, les habitants se sont mis à reconstruire. Mais il reste encore beaucoup à faire. L’autre jour, on s’est aperçu que les trois entreprises qui vendaient des tôles sont en rupture, alors il n’y a plus de tôles sur le marché. Il faudra attendre un petit peu. »

Et cette reconstruction ne sera pas uniquement matérielle, comme l'explique Viviane, bibliothécaire :  « Psychologiquement et moralement il faut prendre la chose au sérieux. Beaucoup de gens ont été affectés, alors on a discuté et partagé ce qu’on a vécu. Et puis, on s’entraide. »

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