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Népal

Séisme au Népal: un patrimoine séculaire réduit en poussières

Montage de deux images de la place Durbar de Katmandou, avant le tremblement de terre de samedi 25 avril (g.), et quelques minutes après (d.).
Montage de deux images de la place Durbar de Katmandou, avant le tremblement de terre de samedi 25 avril (g.), et quelques minutes après (d.). DR / Reuters / Wikipedia
Texte par : RFI Suivre
6 mn

Le puissant séisme qui a frappé samedi le Népal, suivi de destructrices répliques, a fait plus de 2 000 morts au Népal et dans les pays voisins, selon un bilan encore provisoire délivré ce dimanche matin. Outre le terrible prix en vies humaines, le tremblement de terre a aussi détruit de nombreux sites historiques et culturels du pays.

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C’est une partie du patrimoine mondial de l’humanité qui s’est effondré samedi. Le puissant séisme, d’une magnitude 7,9, et ses répliques qui ont frappé le Népal a mis à bat plusieurs temples séculaires dans la capitale Katmandou. Un patrimoine à la beauté fragile, dans une ville dont le nom provient des termes « Temple de bois », en sanskrit.

Parmi les édifices historiques qui ont été réduits à l’état de poussière en quelques minutes, samedi, le plus emblématique est la grande tour Dharhara. Coiffée d’une flèche de bronze, la tour blanche qui s’élevait à une hauteur de 50 mètres est désormais un monceau de décombres que les secouristes fouillent en espérant trouver des survivants. Ce n’est pas la première fois que ce sanctuaire hindou est mis à bas par un tremblement de terre : construite en 1832, la tour a été reconstruite après avoir été détruite par le tremblement de terre de 1934.

Ce qu'il reste de la tour Darahara, à Katmandou, détruite par le tremblement de terre de samedi 25 avril 2015.
Ce qu'il reste de la tour Darahara, à Katmandou, détruite par le tremblement de terre de samedi 25 avril 2015. AFP PHOTO / PRAKASH MATHEMA

La place Durbar de Hanuman Dhoka est, elle aussi, un champ de ruine. Cette place date originellement de la période des rois Malla, qui ont régné sur le Népal entre le XIIe et le XVIIIe. Elle compte parmi les sept zones historiques népalaises inscrites au Patrimoine mondial de l’humanité. « Le développement et l’influence croisée du Bouddhisme et de l’Hindouisme en Asie au cours des siècles ont permis aux deux religions de prospérer au Népal, produisant dès le Ve siècle de notre ère un puissant syncrétisme artistique et architectural, qui a connu son plein essor pendant trois siècles, de 1500 à 1800 », explique l’UNESCO, selon laquelle ces monuments « illustrent les remarquables traditions culturelles des Newars », cette population de langue tibéto-birmane. Des traditions qui ont donné naissance à un style architectural unique caractérisé par « une ornementation complexe témoignant d’une maîtrise du travail de la brique, de la pierre, du bois et du bronze, extrêmement sophistiquée. »

Le Stupa Swayambhunath, parfois appelé « Temple des singes », est lui aussi en partie détruit. Ce temple bouddhiste qui compte parmi les plus anciens construit au Népal, a connu de nombreux ajouts et refontes au fil des siècles. En 1990, ce complexe historique avait déjà été légèrement endommagé par un tremblement de terre, mais cette fois, l’ampleur des destructions subies semble difficilement remédiable.

 

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