Népal

Séisme au Népal: plus d'espoir de retrouver des survivants

Appels à l'aide sur les murs encore débout d'un temple à Bhaktapur, le 2 mai 2015.
Appels à l'aide sur les murs encore débout d'un temple à Bhaktapur, le 2 mai 2015. REUTERS/Navesh Chitrakar

Le gouvernement népalais exclut désormais toute probabilité de retrouver d’autres survivants. C’est donc la fin des opérations de secours. Le bilan du tremblement de terre, d'une magnitude de 7,8, atteint 6.621 morts et plus de 14.000 blessés selon le dernier décompte en date.

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avec notre envoyé spécial à Katmandou, Daniel Vallot

Hier vendredi 1er mai, les secouristes ont tenté jusqu’au bout de sauver les ruines de certains édifices dans l’espoir d’un ultime sauvetage, espoir conforté par la découverte la veille de deux survivants : un jeune homme et une femme qui avaient passé cinq jours coincés dans les décombres. Mais cette fois, pas de miracle. Les secouristes n’ont réussi qu’à retrouver des personnes décédées, écrasées par les débris.

Une semaine après le tremblement de terre qui a frappé le Népal les autorités considèrent qu’il n’y a en effet plus aucune chance de retrouver des survivants. « Une semaine s'est écoulée depuis le désastre. Nous avons fait de notre mieux en matière de secours et d'aide mais maintenant je ne crois pas qu'il y ait encore une possibilité de retrouver des survivants sous les décombres » déclarait ce samedi matin le porte-parole du ministère népalais de l'Intérieur. Les secouristes, leurs chiens renifleurs et leurs appareils de détection vont donc peu à peu laisser la place aux pelleteuses qui seront chargées de déblayer les décombres.

Selon un secouriste français cité par l’Agence France-presse, 15 victimes qui ont été retrouvées vivantes à Katmandou depuis le début des opérations menées par les équipes étrangères de recherche et de sauvetage.

Un millier d'Européens manquent à l'appel

L’ambassadrice de l’Union européenne à Katmandou a estimé à un millier le nombre d'Européens qui manquent encore à l'appel. Ce sont des touristes pour la plupart, des randonneurs qui se trouvaient au moment du séisme dans la région de l’Everest et dans celle de Langtang, à une soixantaine de kilomètres de la capitale près de la frontière tibétaine. Douze Européens ont officiellement perdu la vie dans la catastrophe.

Selon un autre responsable de l’Union européenne qui a requis l’anonymat, la majorité de ces randonneurs seront sans doute retrouvés sains et saufs. Si l’on est aujourd’hui sans nouvelles d’eux c’est en raison de l’isolement et de l’éloignement des zones où ils se trouvent actuellement.

Et selon le Quai d'Orsay, 135 Français n'ont toujours pas donné signé de vie. « A ce stade, trois ressortissants français sont décédés, un quatrième présumé disparu. Le bâtiment hébergeant un groupe de six Français présents dans le Langtang ayant été emporté par un éboulement, il est malheureusement à craindre que le nombre de victimes françaises s'accroisse », précise le Quai d'Orsay dans un communiqué ce samedi matin.

Les pelleteuses vont entrer en action puisque, selon les autorités, il n'y a désormais plus d'espoir de retrouver des survivants dans les ruines. Ici Bhaktapur, le 2 mai 2015.
Les pelleteuses vont entrer en action puisque, selon les autorités, il n'y a désormais plus d'espoir de retrouver des survivants dans les ruines. Ici Bhaktapur, le 2 mai 2015. REUTERS/Navesh Chitrakar

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