Sri Lanka

Le Sri Lanka protège son patrimoine

Les demoiselles de Sirigiya, fresque datant du Ve siècle sont une grande curiosité du Sri Lanka. Le site est classé au patrimoine mondial de l'humanité par l'UNESCO.
Les demoiselles de Sirigiya, fresque datant du Ve siècle sont une grande curiosité du Sri Lanka. Le site est classé au patrimoine mondial de l'humanité par l'UNESCO. (Photo by DeAgostini/Getty Images)

Le Sri Lanka, pays situé au sud-est des côtes de l'Inde, a longtemps été dévasté par la guerre civile. Mais depuis 2009, il est désormais possible de se rendre dans des zones jusque-là inaccessibles. Les sites archéologiques, qui sont nombreux, sont devenus les proies des pilleurs. Les autorités ont donc créé une division spéciale de police qui piste ces malfaiteurs.

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De notre correspondant dans la région,

La petite île du Sri Lanka compte 250 000 sites historiques. Ce qui en fait l'un des pays à la plus forte densité d'édifices historiques au monde. La police ou le gouvernement n'ont pas les moyens de protéger tous ces temples, palais et autres objets anciens. Ceux-ci sont cependant menacés car beaucoup de Sri Lankais croient que de l'or se cache dans les les statues ou les coffres des temples. 

Après la fin de la guerre, depuis 2009, les temples des campagnes ont subi une recrudescence de pillages et les statues ont perdu leur tête, toujours dans l'espoir de trouver ce fameux or. Tout ceci n'est qu'un mythe, cependant, car les rois étaient bien trop pingres pour offrir des feuilles d'or aux temples. Il a aussi fallu faire face à toute autre forme de pillage crapuleux, menés parfois par des guides touristique qui cherchent à revendre leur butin à l'étranger.

Création d'une police spéciale

Jusqu'à récemment, chaque vandalisation, quand elle était rapportée à la police, se perdait entre les les servces, et finissait par être abandonnée à cause de la concurrence avec les autres crimes, considérés plus importants. Depuis 2012, toute plainte concernant les sites protégés remonte directement à l'unité spécial de protection des antiquités, qui est logée dans le département d'archéologie. Et qui va ensuite renvoyer l'affaire à une division spéciale de province.

La loi a également été renforcée, et les pilleurs ou vandales peuvent être punis d'une peine de 5 ans de prison et de 350 euros d'amende. Cela semble avoir été efficace, car dès 2012, le nombre d'arrestation a doublé, alors que les vandalisations n'ont augmenté que de 40% cette année. Ces unités sont également chargés d'éduquer la population sur l'importance de préserver ces sites anciens.

Un acte illégal par jour

La majorité concerne des fouilles illégales, menées en creusant dans le sol ou dans les pierres des bâtiments. La vol et la destruction d'objets, également. En tout, les autorités ont relevé environ un acte illégal par jour. Une jeune fille vient ainsi d'être condamnée à 2 ans de prison pour avoir gravé une inscription irréparable sur un très ancien miroir. Que lisait-on sur cette inscription ? Une déclaration d'amour à son petit-copain. Nous étions en effet le 14 février, jour de la Saint-Valentin.

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