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Bangladesh

Le Bangladesh veut «relocaliser» des milliers de Rohingyas sur une île

La police frontalière du Bangladesh surveille des Rohingyas arrivés en bateau de la Birmanie. Teknaf, le 18 juin 2012.
La police frontalière du Bangladesh surveille des Rohingyas arrivés en bateau de la Birmanie. Teknaf, le 18 juin 2012. REUTERS/Andrew Biraj
Texte par : RFI Suivre
2 min

Vendredi 29 mai s’ouvre en Thaïlande un sommet régional sur l’immigration clandestine, auquel ont été invités une quinzaine de pays. Il s’agira de trouver une solution à la crise qui a éclaté au début du mois quand des milliers de migrants ont été rejetés en mer d’Andaman. Le Bangladesh vient d’annoncer qu’il allait relocaliser plus de 30 000 réfugiés rohingyas dans une île. Motif : ils freineraient les ambitions touristiques du pays.

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« Le gouvernement accorde de plus en plus d’importance au secteur du tourisme. Un plan pour relocaliser les Rohingyas sur une île isolée est donc en cours ». L'annonce a été faite ce mercredi par Amit Kumer Baul, qui s’occupe au gouvernement de la question des réfugiés venus de Birmanie.

Les 32 000 Rohingyas concernés vivent depuis des années dans deux camps situés dans le district de Cox’s Bazar, dans le sud, près de la frontière Birmane. Cox’s Bazar qui abrite la plus grande plage du monde, et qui selon le gouvernement attirerait encore plus de touristes bangladais si ces deux camps étaient vidés. Pour autant le projet ne prendrait pas en compte les 200 000 autres réfugiés, illégaux ceux-là, qui vivent près de ces camps.

En tout cas, les 32 000 réfugiés enregistrés seraient relocalisés à neuf heures de voyage de là, sur l’île de Hatiya. Ce qui fait dire à un responsable de l’ONU que ce plan serait « logistiquement très compliqué ». Un plan qui de toute façon « rendrait encore pire la vie des Rohingyas », selon le chef de la communauté rohingya dans un des deux camps, qui demande son annulation.

Mais la Première ministre du Bangladesh ne semble pas avoir une grande estime pour les réfugiés en général. La semaine dernière, elle estimait que les Bangladais qui tentent de quitter le pays et qui sont actuellement coincés en mer étaient des « malades mentaux ».

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