Népal

Le Népal veut faire revenir les touristes

Les trois places Durbar datent d'entre le XIIe et le XVIIIe siècle, quand la vallée de Katmandou était divisée en trois royaumes hindous. (photo: Bashantapur Durbar Square)
Les trois places Durbar datent d'entre le XIIe et le XVIIIe siècle, quand la vallée de Katmandou était divisée en trois royaumes hindous. (photo: Bashantapur Durbar Square) REUTERS/Navesh Chitrakar
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Sept semaines après le séisme qui a tué plus de 8 700 personnes, le Népal a rouvert officiellement ce lundi 15 juin ses sites historiques à Katmandou. Les autorités entendent faire redémarrer la saison touristique à l'automne 2015. L'Unesco a exprimé ses préoccupations face à cette réouverture.

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Le 25 avril dernier un violent séisme secouait le Népal, tuant plus de 8 700 personnes. On se souvient des images montrant les dégâts subis par les habitants. Et pourtant, lundi 15 juin, le Népal a rouvert ses sites historiques à Katmandou.

Les trois anciennes places royales, les «Durbar Squares» de Katmandou, Patan et Bhaktapur inscrites au patrimoine mondial de l'Unesco ont été partiellement détruites. « A Katmandou Durbar Square, il y a trois temples qui sont tombés, à Patan Durba Square il y a deux temples qui sont tombés. A Bhaktapur, c’était plutôt le village même, les habitations qui ont été détruites. Il y a eu beaucoup d’annulations pour les treks, même certains hôtels ont enregistré 100 % d’annulations à cause du séisme. Il y a quand même pas mal d’endroits qui peuvent être visités sans trop de risques au Népal », explique Stéphane Huet, journaliste au quotidien Népal Times.

L'économie népalaise a plus que jamais besoin des touristes : « Ce retour des touristes est très important pour le pays. Il y a beaucoup de guides qui en ce moment n’ont plus de boulot. Ça concerne aussi les chauffeurs de taxi, les restaurants parce qu’il y a moins de touristes en ce moment au Népal ». De son côté l'Unesco a exprimé sa préoccupation face à cette réouverture jugée anticipée, sachant que ces sites sont encore dans un « état précaire ».

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